Lise Gaboury-Diallo : « Ma patrie, c’est ma famille, mes amis, ma communauté et mon pays. Et je veux son bien. Je veux un meilleur Canada pour tous. »

Par Daniel BAHUAUD

Poétesse et nouvelliste Lise Gaboury-Diallo a été nommée à l’Ordre du Canada, le 30 juin dernier. Une reconnaissance qui laisse « tout à fait comblée » la professeure universitaire d’être admise au même ordre que son père, l’architecte Étienne Gaboury.

L’Ordre du Canada est l’une des plus prestigieuses distinctions honorifiques civiles du pays. La nomination de Lise Gaboury-Diallo, annoncée par le gouverneur général du Canada, David Johnston, a été décernée à la francophone « pour son apport à l’éducation, à la littérature et à la promotion de la francophonie manitobaine ».

« Lorsqu’on m’a annoncé la nouvelle, j’étais très surprise. Je ne m’attendais pas du tout à ça. Je ne sais pas qui a soumis ma candidature. Je sais qu’il faut préparer un dossier, avec des lettres d’appui. Ça demande une préparation sérieuse pour que le jury du Conseil consultatif de l’Ordre du Canada puisse délibérer de manière bien posée. En tous les cas, je suis reconnaissante à ceux et celles qui ont eu un rôle à jouer dans cette nomination. »

L’Ordre du Canada a été créé en 1967, année du centenaire de la Confédération canadienne. Lise Gaboury-Diallo se sent « particulièrement touchée qu’on m’ait conféré cet honneur à la veille de la fête du Canada, lors du 150e ». « La devise de l’Ordre est Desiderantes meliorem patriam, soit Ils désirent une patrie meilleure. Elle me rejoint. Ma patrie, c’est ma famille, mes amis, ma communauté et mon pays. Et je veux son bien. Je veux un meilleur Canada pour tous. »

Le corpus littéraire de Lise Gaboury-Diallo débute en 1999, avec la publication du recueil de poèmes Subliminales. Suivront transitions (2001), Homestead, poèmes du cœur de l’Ouest (2005), Poste restante : cartes poétiques du Sénégal (2005), Parchemins croisés, la genèse en peinture et en poésie (2008), L’endroit et l’envers (2008), Confessions sans pénitence (2013) et Empreintes (2017). L’auteure a également deux recueils de nouvelles à son compte, Lointaines (2010) et Les enfants du Tantale (2011).

Outre ses productions littéraires, Lise Gaboury-Diallo enseigne au département d’études françaises, de langues et de littérature de l’Université de Saint-Boniface. De plus, elle n’hésite pas à offrir son temps bénévolement en tant que mentore pour les Éditions du Blé, prêtant main forte aux écrivains novices.

En 2016, Lise Gaboury-Diallo a été nommée chevalière de l’Ordre des Palmes académiques. La même année, elle a reçu le Prix de la recherche de l’USB. « Avec l’Ordre du Canada, je me sens tout à fait comblée. Surtout que mon père, Étienne Gaboury, a été nommé à l’Ordre en 2010. »

Plus de 7 000 Canadiens ont reçu l’Ordre du Canada depuis 1967. Entre autres plusieurs francophones du Manitoba et amis de la francophonie de la province, notamment Maurice Baudoux, Pauline Boutal, Roland Couture, le docteur Francis Patrick Doyle, Léonne Dumesnil, Étienne Gaboury, Raymonde Gagné, Arthur Lacerte, Alfred Monnin, Raymond Poirier, Annette Saint-Pierre, Tony Tascona et Bernard Wolfe.

 

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