Carley Waters Matkowski, athlète et entraîneuse de conditionnement physique (à gauche sur la photo) passe la torche des Jeux du Canada à une autre athlète, Claire Signatovich le 15 juillet à Gimli.

Par Léo GAUTRET

Du 28 juillet au 13 août, Winnipeg et le Manitoba s’apprêtent à recevoir l’attention de tout un pays grâce aux 50e Jeux du Canada. Un coup de projecteur bénéfique pour l’économie globale de la ville.

 

Cet été, à cheval sur les mois de juillet et d’août, les Jeux du Canada dévaleront sur la capitale du Manitoba. Quinze jours de compétition qui attireront des milliers de visiteurs, 20 000 selon les évaluations de l’organisation fédérale. Une aubaine pour la directrice du tourisme d’Entreprises Riel et présidente d’Ô Tours, Michelle Gervais, convaincue que l’évènement fera date.

« Winnipeg a déjà accueilli d’autres évènements sportifs importants comme les Jeux Panaméricains en 1999 ou la Coupe du monde de football féminine 2015. Mais les Jeux du Canada seront d’une autre ampleur, notamment grâce au 150e anniversaire de la Confédération canadienne. On attend 20 000 visiteurs en plus des 4 000 athlètes et entraîneurs. »

Un atout considérable pour le tourisme manitobain, qui pourra démontrer tout son potentiel auprès des touristes. « C’est l’été, donc on prévoit de recevoir beaucoup de familles qui auront pris leurs vacances pour assister aux jeux. Ils vont vouloir faire autre chose qu’assister aux compétitions, découvrir Winnipeg et la province. »

Pour Mariette Mulaire, présidente-directrice générale du World Trade Centre de Winnipeg et coprésidente de la société hôtesse des Jeux du Canada 2017, l’évènement sera à coup sûr, un vecteur d’importantes retombées économiques. « Elles sont estimées à 153 millions $, mais en réalité on estime qu’elles seront plus importantes. Parce que c’est la première fois que les Jeux sont organisés par une aussi grande ville, que c’est le 150e anniversaire du Canada, et que Winnipeg est assez bien située pour que les Canadiens viennent en nombre. »

Parmi eux, les Canadiens francophones sont particulièrement attendus. Sur les 6 000 bénévoles qui encadreront les jeux, 20 % seront francophones. Pour Michelle Gervais, la communauté francophone représente un des points forts de Winnipeg, et du Manitoba. « Il y a une réelle volonté de la ville de repositionner le tourisme culturel francophone, et d’en faire une des raisons de venir au Manitoba. On veut s’assurer de capter leur attention, notamment à Saint-Boniface. Winnipeg a plein d’attraits, il faudra aussi montrer que de l’autre côté de la rivière, il y a une communauté francophone. »

En plus de la venue de visiteurs de tout le pays, la province s’attend à recevoir de très nombreuses télévisions et radios canadiennes. Elles devront être un des premiers relais de communication, pour promouvoir le Manitoba au Canada. « Toutes les caméras et micros seront braqués sur nous, c’est l’occasion de se faire connaître. »

En ce qui concerne l’accueil des touristes et participants, Michelle Gervais sait que la Ville pourra se reposer sur son expérience de ville de congrès, habituée à accueillir d’importantes délégations toute l’année. Un autre élément qui la convainc du potentiel d’accueil de la capitale manitobaine. « Depuis dix ans, Winnipeg remonte vraiment la pente en ce qui concerne le tourisme. L’ouverture du Musée canadien pour les droits de la personne, le voyage à Churchill au Zoo et l’arrivée des Jets ont permis de vraiment changer sa visibilité, et la perception de ses habitants, qui en sont les premiers représentants. »

Impliquée depuis le dépôt de candidature de Winnipeg en 2012, Mariette Mulaire voit d’un bon œil l’arrivée de nouvelles infrastructures sportives qui seront léguées à la communauté après les Jeux du Canada. La construction du Centre sportif pour la vie, de la Bison Butte pour la compétition de cyclocross, ou la rénovation de la piscine Pan Am, autant de sites qui donneront à l’avenir un nouvel attrait sportif à la ville. « Ces installations vont pouvoir à la fois servir à nos concitoyens, et attirer des compétitions nationales et internationales à l’avenir et créer de l’activité économique. »

Un potentiel économique qui n’est, pour elle, plus à démontrer. « Avec le retour des Jets de Winnipeg, on a vu à quel point le sport avait un impact sur l’économie et les affaires de la ville. » Des retombées qui seront étudiées puis formulées par Economic Development Winnipeg après les 50e Jeux du Canada.

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