À Thompson, où l’entreprise minière Vale a annoncé pour cet automne la fermeture de l’une des trois mines qu’elle opère, les syndicalistes détaillent les relations qu’ils entretiennent avec leur employeur.

Par Gavin BOUTROY

Les Ellsworth est le président de la section locale 6166 des métallos, qui représente 1100 travailleurs dans la région de Thompson. Il fait partie du syndicat depuis 1985. Il a été réélu en avril 2015, après avoir occupé les mêmes fonctions de 2006 à 2009. Gord Medwid est le vice-président du syndicat, et un employé de Vale depuis 1987.

Les représentants du syndicat sont à huit mois de la fin de leur mandat, qu’ils affirment être le dernier. Ils proposent une réflexion sur leurs relations avec Vale, la multinationale brésilienne qui exploite trois mines à Thompson.

Pour Les Ellsworth, « l’annonce de la fermeture de la mine Birchtree nous a franchement surpris. Nous comprenons qu’il y a des hauts et des bas pour les prix des minerais. En ce moment, le marché est inondé par du nickel de moins bonne qualité que le nôtre, venant d’Indonésie et des Philippines, par exemple. Mais au fond, nous partageons l’intérêt de la compagnie à maintenir ouverte les mines de Thompson. »

C’est pour cette raison, explique son vice-président Gord Medwid, que le syndicat a développé, depuis ces dernières années, une meilleure relation avec l’employeur. « Il y a 30 ans, c’était plus houleux. On hurlait et on cognait sur les tables. Maintenant, on a un processus que l’on appelle « collaboration ».

« C’est une relation très professionnelle entre employeur et syndicat. La preuve, depuis 1999 nous n’avons pas eu de contentieux de travail. À n’importe quel moment on peut appeler l’employeur et demander une réunion en face à face. On cherche toujours des compromis.

« Quand on a obtenu la réouverture de la mine par le passé, on avait été voir le gouvernement conservateur et demandé que le statut de « nouvelle mine » soit attribué à Birchtree. Pour être franc, on a été obtenir de l’assistance sociale pour une grande entreprise. Même si ça peut dégoûter certaines personnes, si ça veut dire assurer la subsistance de nos membres, on le fera. »

Même si cette fois, les bonnes relations ne suffiront sans doute pas.

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