En quelques années, Maxine Robert a développé un vrai don pour la pâtisserie. Un savoir-faire qu’elle souhaite réserver pour sa sphère privée. En médaillon : une de ses créations.

Entrée dans le moule de la pâtisserie il y a quelques années, Maxine Robert nourrit une passion gourmande pour la confection de gâteaux. Un savoir-faire qu’elle souhaite pourtant limiter aux casseroles de sa cuisine.

Par Léo GAUTRET

Petite, Maxine Robert dévore plus les gâteaux qu’elle ne les décore. « Je ne m’intéressais pas à la pâtisserie ou à la cuisine. En revanche j’aimais bien y goûter. » Des plats salés chez sa maman, des desserts sucrés chez Jeanne, sa marraine de Saint-Malo, à qui elle attribue un vrai don pour la pâtisserie.

« Mon premier souvenir de gâteau vient d’elle. Je me souviens de l’odeur et de la chaleur de ses pâtisseries. » Une madeleine de Proust que Maxine entretient depuis quelques années, cette fois, derrière les fourneaux. Agent de développement à l’Université de Saint-Boniface, elle passe une grande partie de son temps libre, aux côtés de son four.

Une passion née il y a cinq ans quand, à Noël, elle aperçoit la Une du magazine culinaire Ciao! « Il y avait une photo d’un magnifique gâteau de Noël décoré. J’ai dit à ma copine : « Je veux faire le même. » Je me suis mise au travail, et c’était pas pire », se souvient-elle, amusée. Des dizaines de pièces montées plus tard, Maxine devient une véritable pâtissière.

Préparée pour des fêtes, anniversaires ou mariages, ses gâteaux font l’unanimité chez ses proches. « J’utilise souvent une base chocolat ou vanille, puis je le recouvre d’un glaçage au beurre légèrement sucré. » De véritables oeuvres d’art qui demandent beaucoup de temps et de créativité à cette Bonifacienne, qui n’a jamais suivi de formation culinaire.

« Le dernier gâteau de mariage, je l’ai réalisé en deux jours. Je m’inspire souvent de photos sur Internet. Des fois je me surprends moi-même, mais je ne suis jamais satisfaite à 100 %. Je suis un peu trop perfectionniste. »

Un aspect de sa personnalité qui la convainc que la pâtisserie ne peut être, pour elle, qu’un plaisir solitaire. « La cuisine, c’est là où je me sens le mieux. J’aime le moment de la cuisson. Je suis dans mon monde à moi. Dans ces moments-là j’oublie tout, je ne pense plus qu’à la cuisine. C’est une façon pour moi de m’évader, de quitter le traintrain et les problèmes du quotidien. »

À 43 ans, Maxine Robert ne se voit pas faire de ses créations, un gagne-pain. « Pour l’instant je veux juste avoir du fun. Si je fais ça à temps plein, j’ai peur de ne plus aimer ça. Mon plaisir c’est de rendre les gens heureux avec mes gâteaux. »

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