Le hockey l’habite depuis l’âge de cinq ans. Comme bien des garçons, Brett Lernout a longtemps rêvé de jouer dans la Ligue nationale de hockey. Une expérience qu’il a pu vivre à trois reprises, en jouant temporairement pour les Canadiens de Montréal. Une chance qui lui a donné le goût de « travailler encore et toujours plus fort » afin d’enfiler le chandail du Tricolore en permanence.

par Daniel BAHUAUD

Vous avez joué trois matchs avec les Canadiens de Montréal, en 2015 et 2016. C’était dans quelles circonstances?

Brett Lernout :Dans chacun des cas, c’était à la toute fin de la saison régulière. Je jouais pour les Ice Caps de Hamilton, l’équipe de hockey mineur du Canadien, devenue depuis le Rocket de Laval. Pour donner du temps aux joueurs blessés de récupérer avant le début des séries éliminatoires, la direction du Canadien a cru bon de donner à quelques joueurs des Ice Caps une chance.

Comment était l’expérience?

B. L. : En un mot, surréaliste. La première fois que j’ai enfilé le chandail, j’ai eu des frissons. Un gars qui joue au hockey, ça rêve de la LNH. Et voilà que tout à coup, à 20 ans, on m’avait invité à jouer avec « les grands ». C’était vraiment extraordinaire.

Quand avez-vous compris que le rêve de la LNH était vraiment possible?

B. L. : En 2013, pendant ma deuxième année chez les Broncos de SwiCurrent, une équipe de la Western Hockey League. La visite des éclaireurs de la LNH commençait à se faire de plus en plus fréquente. C’est à ce moment-là que je me suis permis de caresser le rêve pour de vrai.

Et on vous a repêché…

B. L. : En 2014, lors de la troisième ronde. J’étais dans mon salon, avec des amis. Quand le téléphone a sonné, j’avais presque peur de répondre. Et quand j’ai appris que j’avais été choisi par les Canadiens de Montréal… C’était incroyable. C’est une équipe célèbre, historique. En plus, les Canadiens sont l’équipe préférée de mes oncles Bohémier. Comme tous bons Canadiens français, ils ont presque fait une religion du Canadien. Ça va presque sans dire qu’ils étaient très fiers de moi! Mes parents, Jacqueline Bohémier et Kevin Lernout bien sûr aussi, sans oublier mes grands frères Chad et Kory. Ils jouaient au hockey quand j’étais petit. Ils étaient mon inspiration. À cinq ans, j’avais joint une équipe de novices, pour faire comme eux.

Vous êtes défenseur pour le Rocket de Laval…

B. L. : C’est une position qui est dans mon ADN. J’adore. Si j’ai un talent, c’est celui d’être un défenseur qui fait la fierté des défenseurs. J’arrête la rondelle, je l’éloigne de notre but et de notre zone, je la passe aux joueurs offensifs. J’aime le défi de jouer en désavantage numérique. D’essayer de maintenir le contrôle de la rondelle avec quatre joueurs. Et puis je suis un gars assez physique. Je n’hésite pas à faire une bonne mise en échec.

Après avoir porté le chandail du Canadien trois fois, espérez-vous le porter en permanence?

B. L. : Bien sûr! Et pour y arriver, je vais travailler encore et toujours plus fort. Je suis constamment sur la glace à peaufiner mon jeu. Mon but est de devenir indispensable aux Canadiens. Un défenseur qui fait la différence. D’ici cinq ans, je compte être dans la LNH.

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