Alain Laberge et Bernard Lesage. Photo: Archives La Liberté

La coalition des Partenaires pour l’éducation en français (1) tiendra deux rencontres, les 5 et 7 mars, pour faire le point sur la réorganisation du Bureau de l’éducation française, et sur la décision de la Province d’éliminer le poste de sous-ministre adjoint francophone.

par Daniel BAHUAUD

Brigitte L’Heureux, la directrice générale de la Fédération des Parents du Manitoba, estime qu’il « était temps de renseigner le public ».

« L’avenir du BEF n’est pas uniquement l’affaire de notre coalition. Les Partenaires pour l’éducation en français se sentent redevables aux gens qu’ils représentent aux discussions avec le ministère de l’Éducation – les parents, les enseignants, et toutes les personnes qui élisent les commissaires dans leurs divisions scolaires respectives.

« Il était primordial d’avoir le son de cloche des parents et du grand public. Des parents de la DSFM, qui représentent plus de 5 000 élèves. Des parents de l’immersion, qui représentent au-delà de 26 000 élèves. Et des parents, partout au Manitoba, de jeunes qui suivent des cours de français de base. »

La première rencontre aura lieu le 5 mars à 19 h à l’École/collège régional Gabrielle-Roy, située au 310 chemin Lamoureux à Île-des-Chênes.

La deuxième se tiendra le 7 mars à 19 h au Centre Caboto, situé au 1055 avenue Wilkes à Winnipeg.

Alain Laberge, le directeur de la Division scolaire franco-manitobaine, estime que la coalition « aura beaucoup d’informations à donner au public ».

« Depuis leur création en novembre dernier, les Partenaires ont pu stresser l’importance du BEF auprès du ministre de l’Éducation, Ian Wishart. En décembre, le ministre nous a invité à faire partie d’un groupe de travail pour que nous puissions œuvrer ensemble pour assurer une réorganisation saine du BEF.

« Ce groupe s’est rencontré en janvier, et nous nous réunirons à nouveau le 14 février. Une priorité des Partenaires est la restauration du poste de sous-ministre adjoint du BEF. Lors de nos rencontres publiques en mars, nous serons en mesure de faire un état des lieux à jour sur nos discussions. »

Bernard Lesage, le président de la Commission scolaire franco-manitobaine, insiste sur l’importance d’obtenir les commentaires du public. « Je reçois constamment des courriels de parents demandant des renseignements sur la situation entourant le BEF. On nous demande de faire respecter un BEF intègre et efficace auprès de la Province. Il est important de bien communiquer ces préoccupations au mininstre Wishart. Il faut que le gouvernement comprenne que le BEF est important pour plusieurs communautés de parents. Le BEF appartient à tout le monde. Ce ne sont pas seulement les organismes qui ont levé les drapeaux. »

(1) Les Partenaires pour l’éducation en français sont : la Commission scolaire franco-manitobaine ; la Société de la francophonie manitobaine ; Canadian Parents for French – Manitoba ; la Fédération des parents du Manitoba ; l’Université de Saint-Boniface ; les Éducatrices et éducateurs francophones du Manitoba ; la Manitoba Teachers’ Society.

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