Ils avaient pris une année de répit, faute de joueurs. Après avoir joué une saison encourageante, les Warriors se sont malheureusement inclinés en séries éliminatoires de la Ligue de hockey senior Carillon contre Lac du Bonnet. Retour sur une année somme toute remarquable.

Par Daniel BAHUAUD

Luc Carrière, le gérant des Warriors, a le hockey senior à coeur. « J’aime les Warriors. J’étais un des joueurs au cours des années 1980. J’ai assumé leur gestion en 2015. Mais on a connu des moments difficiles. On a eu tellement de mal à trouver des gars intéressés qu’en 2016-2017, il n’y avait plus de Warriors. Une situation vraiment insupportable. »

C’est alors que le résident de Saint-Malo s’est mobilisé. « J’ai fait le tour de la communauté. J’ai frappé à bien des portes. Au bout du compte, j’ai réussi à recruter 11 joueurs, des jeunes surtout, des gars moins expérimentés, mais qui ont le désir de travailler fort et, qui sait, d’aller loin. »

À ces 11 joueurs de Saint-Malo, 11 autres, surtout de Winnipeg, ont intégré l’équipe.

Jari Carrière, le capitaine des Warriors, met l’effort entrepris en perspective. « Il faut du hockey senior à Saint-Malo. C’est bon pour notre village. La Tin Cup League de hockey récréatif a une équipe chez nous. Je comprends qu’il y a bien des gens qui choisissent de jouer à ce niveau. Mais pour ceux qui veulent vraiment travailler fort, il faut du hockey senior. Les Warriors jouent à un niveau plus engagé, plus sérieux. »

Les Warriors reconstitués doivent bien sûr franchir des obstacles. Jari Carrière remarque : « Les partisans du hockey à Saint-Malo ne nous appuient pas beaucoup à ce point-ci, parce qu’on a eu tellement de difficultés à recruter des joueurs. Je ne les blâme pas. On était dans une sorte d’instabilité prolongée. En plus, en début de saison, notre capitaine Derrick Collette s’est blessé au genou. J’ai assumé la relève. C’est une responsabilité que je prends au sérieux. Je ressens beaucoup de pression pour qu’on réussisse. »

Malgré les défis, les Warriors ont fait preuve de forces indéniables. André Lavack, l’entraîneur, explique : « Les Warriors sont une équipe jeune, avec une petite poignée de vétérans. Le plus âgé a 30 ans. Les joueurs sont très rapides. Parce qu’on repartait à zéro, j’ai beaucoup insisté sur la base. On a travaillé nos systèmes – nos jeux et nos routines – jusqu’à ce qu’ils deviennent des automatismes. »

Derrick Tétrault, l’assistant des Warriors, est heureux d’être de retour avec l’équipe. « J’étais Warrior de 21 à 26 ans, et puis je suis parti travailler deux ans en Alberta. Les jeunes joueurs ont une belle attitude. Ils se donnent corps et âme. Ensemble, on a une équipe solide. Chaque joueur appuie ses coéquipiers. »

Résultat : lors de la saison régulière, les Warriors ont réussi à battre les Red Wings de Grunthal, l’équipe la plus forte de la ligue Carillon. « Et par un pointage de 5 à 1! », souligne Derrick Tétrault.

Pas étonnant que Luc Carrière a été le récipiendaire du Prix du meilleur gérant de 2017-2018. L’intéressé jubile : « C’est une belle reconnaissance. Ça fait chaud au coeur de savoir que l’effort qu’on a tous mis à relancer l’équipe a été remarqué. »

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