L’exécutif de l’Association étudiante de l’Université de Saint-Boniface : Beydi Traore, directeur général ; Ange-Kevin Nangoh, vice-président aux affaires internes ; Ben Youssouf Maréga, président ; Chantale Vaillancourt, vice-présidente aux affaires externes et Kathryn Lukowski, vice-présidente aux services des étudiants. Photo: Daniel Bahuaud

Le Bureau des gouverneurs de l’Université de Saint-Boniface a adopté, le 29 mai, son budget 2018-2019. Un budget qui ne fait pas le bonheur de l’Association étudiante de l’USB. Entretien avec son président, Ben Youssouf Maréga.

par Daniel BAHUAUD

L’USB est dans un étau financier. La réduction de 0,9 % du financement de la Province a occasionné une perte de 154 000 $ sur sont budget total de 29 millions $.

Une situation qui a poussé l’université à éliminer un poste de professeur en sciences et d’un professeur en mathématiques. Le Bureau des gouverneurs a également suspendu son programme de majeure conjointe en biochimie-microbiologie, volet coopératif.

De plus, les frais de scolarité de l’établissement augmentent de 6,6 %. (1)

Ben Youssouf Maréga, le président de l’AEUSB, « ne sait pas quel mot utiliser pour décrire la situation ». « Désolante, peut-être. Alors qu’on fête le 200e anniversaire de l’éducation en français au Manitoba, on réduit l’efficacité de cette éducation.

« Les étudiants qui fréquentent l’USB veulent une éducation en français. Avec la suppression des postes à la faculté des sciences, et du programme de majeure conjointe, ils seront désormais obligés de fréquenter les établissements anglophones. C’est inacceptable. Il nous faut un cadre francophone. »

Selon Ben Youssouf Maréga, l’augmentation des frais de scolarité est « un fardeau supplémentaire ». « Un bon nombre d’étudiants seront étonnés, à la rentrée, de constater qu’ils paieront davantage pour leur éducation, parce qu’ils étaient déjà en congé d’été lorsque le budget a été approuvé. Ils sont en vacances. Ils ne savent pas. »

D’où la décision de l’AEUSB, prise le 1er juin, d’attendre la rentrée pour discuter des options et des actions possibles avec le corps estudiantin. « Chose certaine, nous n’allons pas baisser les bras », déclare Ben Youssouf Maréga.

(1) Gabor Csepregi, le recteur de l’USB et Jean Valenti, le président de l’Association des professeurs et professionnels de l’USB, ont exprimé leur point de vue dans l’article La position des principaux acteurs, paru dans La Liberté du 16 mai 2018.

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