Raymond Simard, PDG d’Abri Marguerite. (photo : Archives La Liberté)

Abri Marguerite Inc. a rénové une maison du Vieux Saint-Boniface pour en faire un lieu d’hébergement jusqu’à six mois de familles francophones nouvelles arrivantes. Pour ces familles, c’est une adresse qui leur permettra de remplir plus efficacement toutes sortes de formalités nécessaires à démarrer leur nouvelle vie.

Par Camille Harper

L’immigration francophone bat son plein au Manitoba. Entre 2007 et 2016, le nombre d’immigrants disant avoir le français comme langue parlée a presque quadruplé, passant de 32 à 126.

En partenariat avec l’Accueil francophone, l’organisme sans but lucratif Abri Marguerite Inc., qui s’occupe d’offrir à ces nouveaux arrivants francophones des solutions d’hébergement temporaire, a ouvert fin 2018 sa deuxième résidence d’accueil sur la rue St-Jean-Baptiste.

Les cinq nouvelles unités d’accueil pour les immigrants, quatre d’une chambre à coucher et une de deux chambres, sont disponibles pour une durée de six mois maximum pour un loyer modique. Jusqu’à présent, les logements de transition d’Abri Marguerite n’étaient disponibles que pour deux ou trois semaines.

Raymond Simard, président-directeur général d’Abri Marguerite, explique : « Depuis une dizaine d’années, nous offrons aux familles des solutions d’hébergement après leur arrivée. Mais nous avons toujours voulu un endroit où des familles pourraient s’installer pour une plus longue période de transition, afin de leur permettre de passer plus de temps dans la communauté francophone, de se familiariser avec les lieux et d’inscrire leurs enfants à l’école. »

Boris Ntambwe, le gestionnaire de la maison rue St-Jean-Baptiste et lui-même immigrant de la République démocratique du Congo en 2005, comprend bien l’importance de ces logements de transition :

« Quand je suis arrivé en 2005, il n’y avait rien de la sorte pour accueillir des immigrants de la catégorie économique. C’était un véritable défi et les gens dépensaient beaucoup d’argent dans les hôtels. Nous avons passé près de deux mois dans des solutions d’hébergement temporaires. Or quand on n’a ni adresse ni bail, on ne peut pas inscrire ses enfants à l’école. »

Wilgis Agossa, adjoint exécutif à l’Accueil francophone, renchérit : « Pouvoir habiter un logement de transition pendant trois à six mois, ça fait une grande différence sur la capacité des familles immigrantes à s’adapter à leur nouveau pays. C’est exactement ce dont nous avions besoin. »

Avant d’ouvrir aux familles, la maison du Vieux Saint-Boniface a été rénovée grâce à une subvention d’investissement de plus de 75 500 $ dans le cadre du programme fédéral Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance, administré par la Ville de Winnipeg.

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