Philippe Larouche. Photo : Manella Vila Nova.

Depuis sa dernière création avec le Ballet royal de Winnipeg en mai 2018, Philippe Larouche a tour à tour enfilé les casquettes de danseur, chorégraphe, et répétiteur. De retour à Winnipeg, il présente sa nouvelle collaboration avec le Ballet royal. (1)

Par Manella VILA NOVA

Fort du succès de sa pièce For bye and about au printemps 2018, le danseur chorégraphe Philippe Larouche est rapidement parti à la recherche de nouveaux défis. (2) « Pendant les vacances d’été, j’ai enseigné à l’école de danse du Ballet royal. Puis je suis parti aux États-Unis pour travailler comme répétiteur pour le ballet Le Magicien d’Oz. »

Fruit d’une collaboration entre le Ballet royal de Winnipeg, le Colorado Ballet et le Kansas City Ballet, Le Magicien d’Oz sera présenté à Winnipeg au mois de mai.

Ses expériences de l’année ont joué dans sa manière d’aborder la création. « À présent, j’ai une meilleure confiance en moi. Je comprends mieux les danseurs, et je suis plus à l’aise dans mon rôle de chorégraphe. En travaillant avec d’autres compagnies à différents postes, j’ai pu développer des méthodes qui me sont propres. »

Au cours des derniers mois, Philippe Larouche a développé la pièce Next of Kin, sa troisième collaboration avec le Ballet royal de Winnipeg. « Nous avons travaillé avec The Bros. Landreth, un groupe folk rock originaire de Winnipeg. Quand nous avons commencé à répéter avec les musiciens, c’était un moment spécial en studio. L’énergie était très élevée. Ce processus de création a été une des meilleures parties de ma saison. »

Pour cette nouvelle pièce, le chorégraphe a tiré des enseignements de son expérience passée avec le Ballet royal. « L’année dernière, j’ai découvert ce que c’était de travailler avec des professionnels. Quand tu crées pour l’école, ce que j’avais fait jusqu’à lors, tu as beaucoup de liberté. Dans le milieu professionnel, c’est stressant, parce que tu as l’impression d’avoir un mandat à remplir. »

Cette fois, il a abordé le processus avec plus de sérénité. « L’an passé, j’ai appris où mettre le focus. J’avais une idée de ce que je voulais mettre sur scène et j’ai travaillé dans ce sens. Mais cette année, j’ai choisi de travailler dans le moment plutôt que de suivre une idée préconçue. »

Savoir qu’il chorégraphiait la pièce principale a également aidé. « Pour For bye and about, on m’avait demandé une pièce assez classique pour introduire Sérénade de Balanchine. Cette fois, j’ai eu plus d’options, ce qui m’a permis d’être plus créatif au niveau de l’histoire et de l’esthétique. »

Artiste dans l’âme, Philippe Larouche aime rester dans l’inconnu. « Je n’ai jamais créé la même pièce deux fois, et je chérie ça. C’est important pour moi de rester dans l’inconnu pour grandir en tant qu’artiste. »

À travers cette évolution, Philippe Larouche cherche à développer son propre style. « Chaque artiste s’inspire des autres. Ceux qui nous entourent ont un impact sur ce qu’on crée, mais je veux éviter de créer des copies des artistes que je respecte. Mon but, c’est d’être aussi innovateur et aussi authentique que possible dans le moment présent. »

 

(1) Next of Kin, l’une des œuvres de Ballet & The Band du Ballet royal de Winnipeg, au Club Regent Event Centre jusqu’au 30 mars.

(2) Voir La Liberté du 25 avril 2018.

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