La famille Pasche parcourt le monde à vélo depuis 2010 et a fait une halte de dix jours à Whitehorse avant de poursuivre sa route vers Juneau en Alaska. Photo : gracieuseté de L'Aurore boréale

Soixante-dix mille kilomètres, neuf ans, quatre continents. Les chiffres de leur voyage sont stupéfiants. Xavier et Céline Pasche ont fait de leur voyage un véritable mode de vie. Se décrivant eux-mêmes comme des nomades, le vélo est devenu bien plus qu’un simple moyen de transport. «Dans l’univers des possibles, nous sommes d’infinis nomades naviguant dans les Lumières d’Ailleurs. Au cœur des éléments, dans la liberté des espaces, dans l’infinie unité, nos vélos nous emmènent ici et maintenant», expliquent-ils sur leur site internet.

 

Nelly GUIDICI (L’Aurore boréale)

 

Partis en 2010 de leur Suisse natale, ils ont l’objectif de rejoindre la Nouvelle-Zélande. Cinquante-mille kilomètres plus tard, c’est désormais à trois qu’ils voyagent. En effet, leur fille Nayla née en Malaisie en 2013 fait désormais partie de l’aventure familiale. «Nous avons gouté aux saveurs du Moyen-Orient, parcouru les immenses terres d’Asie centrale, affronté le froid de la Mongolie en hiver, pénétré le mystère japonais, traversé l’empire du Milieu d’est en ouest, plongé dans le sous-continent indien. Partis à deux, nous avons poursuivi notre voyage à trois en Asie du Sud-Est, à Taiwan, puis dans le désert de Nullarbor en Australie.» En aout 2017, une nouvelle petite aventurière fait son entrée : Fibie. Désormais à quatre, la famille qui se déplace avec trois vélos et une charrette poursuit son mode de vie nomade sur les cinq continents.

Des publications pour témoigner de la diversité et de la richesse du monde

Les enfants! Y a-t-il un meilleur vecteur de témoignage pour parler des traditions et de la culture d’un pays? Xavier et Céline Pasche ont créé et produit 14 publications appelées Enfants du monde. Découverte destinées aux enfants francophones ainsi qu’au corps enseignant. Le Japon, la Corée, la Mongolie ou encore le Kirghizstan, ces publications en couleur de 20 pages expliquent de façon simple les traditions et la culture des pays traversés. À Taiwan par exemple, les jeunes lecteurs peuvent découvrir l’une des plus importantes célébrations de la tribu des Bunun. Anthropologue de formation, Céline Pasche qui s’occupe de l’écriture apporte un éclairage inédit aux enfants. «Les Bunun sont un peuple autochtone. Cela veut dire qu’ils étaient les premiers habitants de l’ile de Taiwan. Ils ont donc des coutumes et traditions différentes de la majorité de la population, qui sont [sic] de la Chine. Ils ont une réputation de bons chasseurs et de combattants féroces. C’est pour cette raison que les deux plus importants festivals sont en lien à la chasse.» (Tiré de la page 5 du numéro 14 qui est consacré à Taiwan.)

Lire l’article dans son intégralité sur le site de L’Aurore boréale

Une halte à Whitehorse

C’est lors d’une conférence à Baked Café le 23 juillet qu’une quarantaine de personnes ont découvert le projet de vie de cette famille si atypique et attachante. Leur ouvrage autoédité de 380 pages, Nomades au cœur des éléments. Un voyage initiatique à vélo — offert en français et en anglais — était également en vente. «L’accueil à Whitehorse a été incroyable! Notre présentation a été très bien accueillie, la salle était pleine et une dizaine de personnes ont regardé la conférence depuis l’extérieur. Plusieurs personnes sont venues nous remercier à la fin et ont mentionné à quel point notre vie de nomades et notre conférence sont inspirantes», précisent-ils, ravis.

La famille a depuis repris la route en direction de Juneau, capitale de l’Alaska. «Nous roulions le sourire aux lèvres et les étoiles dans les yeux, les paysages sont spectaculaires. Nous avons campé près des lacs pour le plus grand bonheur des filles», se remémore Xavier Pasche, lors de l’étape de trois jours jusqu’à Skagway. «L’aventure dont nous avons rêvé, que nous avons imaginée puis créée, s’est révélée bien plus qu’un simple voyage, qu’une exploration. C’est devenu notre vie. Une vie de nomade à vélo, dans laquelle notre chemin extérieur s’est avéré pur reflet de notre chemin intérieur», concluent-ils.

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