Sonia LeBel, ministre québécoise des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, était à Saint-Boniface le 25 octobre pour faire la connaissance de 15 organismes francophones du Manitoba. Son objectif : créer des ponts avec les francophones hors Québec. (Photo : Camille Harper)

La ministre québécoise des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne était à Saint-Boniface ce vendredi 25 octobre pour ouvrir le dialogue avec les organismes francophones du Manitoba.

Par Camille HARPER

Il y avait 15 organismes représentés autour de la table du Salon Sportex de l’Université de Saint-Boniface pour discuter avec Sonia LeBel, ministre des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne du Québec, entre autres portefeuilles.

Éducation, culture, petite enfance, économie, justice, entrepreneuriat, Métis, Municipalités ou encore immigration, tous les secteurs de la francophonie manitobaine étaient représentés.

Sonia LeBel a écouté chacun pour mieux comprendre les réalités et les besoins des organismes francophones hors Québec, avec une même question à la clé pour tous : « Quel rôle attendez-vous du Québec? »

Cette rencontre des organismes franco-manitobains s’inscrivait dans le cadre d’une tournée pancanadienne de la ministre pour rencontrer les communautés francophones hors Québec. Elle explique : « J’aurais pu rester dans mon bureau et juste vous demander de m’envoyer vos mémoires, mais c’était important pour moi de venir sur le terrain pour briser les impressions rapides.

« J’ai la volonté sincère de mieux vous connaître, d’entamer le dialogue, de créer des ponts. On a déjà de bons programmes qui soutiennent des projets francophones hors Québec, mais il faut aller plus loin. Il n’y a pas de petits projets quand il s’agit de faire vivre le français. Je ne sais pas comment on va le faire, mais je veux travailler avec vous. »

Ce dialogue alimentera aussi la révision de la Politique du Québec en matière de francophonie canadienne, dont la dernière version date de 2006, et contribuera à préparer le Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes, qui aura lieu à Québec les 16 et 17 juin prochain.

Sonia LeBel ajoute : « Je veux aussi faire connaître la francophonie canadienne aux Québécois, les illuminer sur sa vitalité au-delà des chiffres. Je veux qu’ils comprennent que c’est une richesse pour nous. Ce n’est pas juste une dépense.

« En novembre 2018, pour la première fois à ma connaissance, le drapeau d’une communauté francophone hors Québec, les Franco-Ontariens, a été hissé à l’Assemblée nationale du Québec. Ça a créé un momentum fort sur lequel il faut agir. Si on ne crée pas une relation maintenant, dans les deux sens, on aura perdu une opportunité. »

Daniel Boucher, directeur général de la Société de la francophonie manitobaine (SFM), était à la table. Cette rencontre avec la ministre Sonia LeBel lui donne espoir :

« La ministre a démontré beaucoup de volonté de nous connaître et un niveau de compréhension impressionnant. On a vraiment l’impression qu’elle veut faire une différence, et je ne suis pas le seul à le dire. La Fédération des communanutés francophones et acadienne du Canada (FCFA) a aussi partagé qu’elle avait eu de très bonnes discussions avec elle.

« Quand on a autant d’ouverture de la part d’un ou une ministre, ça augure bien pour l’avenir. Personne ne peut deviner ce qui se passera ensuite. Mais au moins, on commence sur un bon pied. »

Retrouvez notre entrevue exclusive avec la ministre Sonia LeBel dans La Liberté du 30 octobre 2019.

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