Les rayons de la banque alimentaire de Mississauga Photo : gracieuseté de la banque alimentaire de Mississauga.

À l’approche du temps des Fêtes, les banques alimentaires, où qu’elles soient au pays, font face à un heureux problème : l’abondance des dons. Pour la plupart, c’est dans cette période de l’année où l’on reçoit une large proportion des dons annuels en nourriture et en argent.

 

Par Marc POIRIER (Francopresse)

 

Heureux problème, car cela fait en sorte que les banques alimentaires peuvent offrir quelque chose de spécial pour les gens dans le besoin; par contre, quand les dons diminuent après que les décorations sont rangées et que le quotidien reprend ses droits, les semaines qui suivent la période de Noël est parfois difficile à gérer.

Nous avons demandé à cinq banques alimentaires à travers le pays de donner quelques conseils aux gens qui veulent faire preuve de générosité.

 

Penser aux collations

Le responsable des opérations de la Banque alimentaire de l’Armée du Salut, Summerside, à l’Île-du-Prince-Édouard, Wayne Green, a un message tout simple à livrer aux personnes qui se demandent quoi donner aux banques alimentaires : « Lorsque vous déambulez dans les allées de votre supermarché, il y a de fortes chances que les gens dans le besoin aimeraient avoir ce qu’il y a dans votre charriot. » Il y a un article, selon lui, que les gens pensent moins à donner, mais qui est très important en raison du grand nombre de familles qui ont recours au service : les collations pour l’école. Et pour ce qui est des articles qu’il reçoit en très grande quantité : les pâtes.

 

Préférer l’argent aux denrées

Le gérant de la Banque alimentaire de Kapuskasing, dans le nord de l’Ontario, Rick Bartlett signale que, souvent, la nourriture que donnent les gens ne correspond pas aux besoins des banques. De plus, le pouvoir d’achat des banques est bien plus grand que celui de la population en général. « S’ils contribuent pour le même montant d’argent qu’ils dépensent pour la nourriture qu’ils donnent, la banque alimentaire peut acheter ces produits quand ils sont en solde. On peut souvent l’avoir à la moitié du prix que la plupart des gens auraient payé. »

 

Choisir des produits à haute valeur nutritive

Comme à plusieurs endroits, Rick Bartlett suggère d’offrir de la nourriture à haute teneur en protéines. « Il semble que nous recevons beaucoup de Mr. Noodles ou de Kraft Dinner et d’autres pâtes à bon marché », témoigne pour sa part la directrice générale Becky Schille de la banque The Olive Tree de Lloydminster, en Alberta. Bien que tous les dons soient très appréciés, les produits ayant une haute valeur nutritive comme le beurre d’arachides, la viande en conserve tel le thon ou le poulet est encore plus nécessaire à une bonne alimentation. Ici encore, on souligne que les dons en argent sont formidables puisqu’ils permettent aux banques de se procurer des produits que les gens donnent peu souvent, mais qui sont essentiels pour les gens plus démunis.

 

Engager les jeunes dans les dons

À l’Archway Food Bank d’Abbottsford, en Colombie-Britannique, on fait aussi le point que les banques peuvent acheter de la nourriture pour bien moins cher que la population en général; les dons en argent sont donc plus profitables. Une chose à ne pas donner : les animaux en peluche et autres jouets. Plusieurs banques comme celle-ci n’en font pas la distribution et doivent trouver un endroit où s’en départir. Le responsable de la banque, Dave Murray, met l’accent sur la sensibilisation envers les jeunes pour leur apprendre l’importance du don. « On encourage les collectes de nourriture dans les écoles parce que l’on veut apprendre aux enfants d’être généreux et de redonner à la communauté et aux gens dans le besoin. »

 

Donner plus tard

« Nous touchons près de la moitié de nos revenus entre les périodes de l’Action de grâce et de Noël », souligne Meghan Nicholls, la directrice de la Mississauga Food Bank, en Ontario. Elle souligne que malheureusement, les gens plus démunis ont faim tous les mois de l’année. Elle suggère à ceux qui peuvent le faire de répartir leur contribution sur 12 mois plutôt que de tout donner pendant les Fêtes. « Nous sommes reconnaissants de tous les cadeaux et toutes les contributions et nous allons en faire bon usage, ajoute Mme Nicholls, mais s’il y a des gens qui peuvent répartir ces dons pendant l’année, cela aidera grandement ceux qui ont faim tous les mois. »

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