Feu de camp au bord de la patinoire des Dupuis. Photo : Marianna Paule

C’est une première pour Marianna, 19 ans, étudiante en bac professionnel (l’équivalent de la 12e année) à Périgueux, dans le Sud-Ouest de la France. Cette stagiaire à La Liberté livre son témoignage sur son séjour de trois semaines au Manitoba.

Par Marianna PAULE

J’ai débarqué à la mi-février à l’aéroport de Winnipeg avec 11 autres élèves et le directeur, de mon lycée, Raphael Rialland. Pour moi, qui vit à Bordeaux, ville située au bord de la côte atlantique, non loin des plages, les -29 degrés ont été un choc culturel et atmosphérique.

Pendant trois semaines, j’ai fait des activités en plein air dans le cadre d’un échange avec l’école de Saint-Joachim, à La Broquerie.

En tant que française, il faut bien sûr s’équiper pour venir au Canada en plein hiver. Nos températures à cette époque de l’année sont relativement douces comparées à celles de Winnipeg. Alors, je m’étais préparée à enfiler plusieurs couches de vêtements.

Lors d’une journée à Moose Lake avec quelques élèves de l’école Saint-Joachim, j’ai pu tester le ski de fond. Un sport bien trop exigent à mon goût. J’ai mis plus de quinze minutes pour m’équiper, c’était la première fois que j’enfilais une paire de skis. Heureusement que Raven, élève à Saint-Joachim, m’a aidé, sinon je ne serais jamais partie avec mes camarades. J’ai cru tomber à chaque mouvement.

Raquette et pêche

Par contre j’en ai pris pleins yeux lors d’une randonnée en raquettes dans la forêt. Un moment vraiment amusant à partager avec Dominique, une autre élève de l’école. J’ai perdu ma raquette plusieurs fois et avoir été poussée plus d’une fois dans la neige, dont une fois sans gants. Mes mains étaient gelées.

Toujours dans le cadre d’une journée au camp Moose Lake également pu tenter la pêche sur glace. Je n’ai rien attrapé, malgré tout, j’ai trouvé très intéressant de pouvoir observer les poissons s’approcher de la ligne, même si aucun n’était affamé ce jour-là.

Un peu plus tard pendant la semaine à Saint Boniface, j’ai eu l’opportunité d’aller au Festival du Voyageur. Une très grande découverte, car nous n’avons pas ce genre de festival en France. Difficile de ne pas laisser le froid s’emparer de nous en pleine soirée, mais la chaleur des feux de camp et de la musique nous a rapidement réchauffés. Une très bonne raison pour goûter la fameuse poutine et la sucette au sirop d’érable de la cabane à sucre.

Lors de mon premier week-end au Manitoba, j’ai découvert en soirée le plus grand labyrinthe de neige au monde à Saint Adolphe : A Maze In Corn. C’est un bon endroit si on aime se perdre! Avec mes amies, nous avons tellement tourné en rond que nous avons décidé de sortir par l’entrée du labyrinthe. C’est la première sortie que nous avons réussi à trouver. C’est aussi un lieu idéal pour observer les étoiles et les constellations, et pour glisser en luge. C’est très amusant même si avec la vitesse, la neige sur le visage n’est pas une sensation très agréable.

À l’occasion d’un après-midi avec plusieurs familles d’accueil et mes amies, j’ai pu gouter le plaisir de m’essayer aux anges dans la neige et aussi de fabriquer un bonhomme de neige. Une chose impossible à réaliser chez moi, puisqu’il ne neige jamais.

L’effet de la luge GT tirée par une motoneige me donnait une réelle impression d’être dans le jeu vidéo de Mario-Kart. J’ai failli perdre mon bonnet plus d’une fois à cause de la vitesse. C’est une très belle découverte et une bonne partie de rigolade avec mes amies. Je n’ai certainement pas oublié de chausser des patins à glace pour aller m’aventurer sur un étang appartenant à la famille d’accueil près de Dufresne. J’ai essayé de m’initier au hockey, tentative que j’ai rapidement abandonnée, car la vitesse et l’équilibre ne sont visiblement pas fait pour moi.

Bannock et chocolat chaud au bord de la patinoire

Une bataille de boules de neige avec mes amies, c’est beaucoup plus simple et plus marrant, même si la neige impose sa froidure sur le visage. Rien de mieux après la bataille que de finir l’après-midi au coin d’un feu de camp pour se réchauffer avec une tasse de chocolat chaud et goûter le pain bannock. Raynald Dupuis, le père de la famille où je suis hébergée, l’a expliqué : « C’est le pain des Métis au temps des voyageurs.»

J’espère avoir l’occasion de revenir au pays fondé par les Métis pour faire découvrir à mes proches tout ce que le Manitoba m’a offert.

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