Monnin, Chrisitian, président sortant de la SFM

Après quatre années à la tête de la Société de la francophonie manitobaine(SFM), Christian Monnin arrive à la fin de son mandat. Un comité de refonte et une pandémie plus tard, le président sortant salue le travail réalisé au sein de l’organisme porte-parole de la francophonie manitobaine.

Par: Ophélie DOIREAU

En avril 2017, le comité de refonte, composé de Raymond Lafond, Diane Leclerq, Ben Maréga, Mona Audet et Raymond Hébert, rendait public leur rapport sur la refonte de, ce qui était alors appelé, la Société franco-manitobaine.

16 propositions ont été formulées. Me Christian Monnin fait le point sur l’évolution de ces propositions. « Je dirais que 95 % des propositions ont été complétées. Celle qui reste est au sujet de l’autonomisation de l’Accueil francophone.

« Pour la proposition 13 qui soulignait la présence continue de la SFM au rural, nous avons alors implanté une stratégie au rural.

« Nous avons embauché Yann Boissonneault qui s’occupe du réseau communautaire et nous avons un local à Île des-Chênes. On admet qu’il y a une disparité entre le rural et l’urbain. On reconnaît l’importance des communautés francophones au rural.

« Au sujet de la proposition 14 sur l’autonomisation de l’Accueil francophone, je dirais qu’il reste encore du travail qui devrait prendre 6 à 12 mois maximum. Il faut s’assurer que toute la documentation est bien déposée au niveau des différentes institutions fédérales. »

Enfin, la recommandation 8 demandait à ce que la SFM évalue, en 2022, le nouveau fonctionnement des structures de l’organisme, un travail sur le long terme.

« C’est un point qu’on a à l’esprit à chaque fois qu’on fait quelque chose de nouveau. On prend des notes. C’est un aspect du comité de refonte qui est essentiel, il y avait tellement de modifications internes à faire. Cinq années ont suffi pour évaluer ces nouvelles modifications. Mais il faut dire que ça va très vite aussi. On va être en mesure de dire ce qui fonctionne, ce qu’on doit changer. C’est une excellente chose. Le comité de refonte, c’était un espoir de ce qu’on aimerait voir de notre organisme porte-parole. »

Ce bilan interne dit, le président sortant de la SFM, Me Christian Monnin, donne un aperçu des dossiers sur lesquels l’organisme a pu avancer.

« Outre le comité de refonte et les propositions, un autre dossier qui vivra après ma
présidence, c’est celui du dénouement du 219, boulevard Provencher. (1) La Ville de
Winnipeg a fait la sourde oreille pendant tout le long du processus, le manque de consultations a été flagrant. Mais on a rencontré un allié avec Manitoba Possible et on a pu trouver une solution pour le 219, boulevard Provencher.

« Un dossier important pour moi a été celui de la modernisation de la Loi sur les langues officielles. On travaille de concert avec la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada. Il faut continuer de tenir le nouveau gouvernement de Trudeau à l’épreuve pour le faire avancer. »

De ces quatre dernières années, Me Christian Monnin a forcément quelques regrets
sur des dossiers. « Je pense à l’abolition du poste de sous ministre adjoint responsable
du Bureau de l’éducation française. C’était vraiment la manière dont les choses ont été faites, une fois encore sans consultation.

« Même si le dénouement est heureux, le dossier du 219, boulevard Provencher est aussi un regret sur la manière dont la perspective francophone a été écartée.

« Ce n’est pas un regret. Mais la pandémie a mis en lumière le fait que le français au Manitoba et partout au Canada est toujours précaire. Il faut rester vigilant à plusieurs niveaux. »

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(1) Pour rappel, La Liberté a produit une vidéo documentaire sur les enjeux de la protection du patrimoine historique avec pour exemple l’affaire du carré civique

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