De gauche à droite : Alexandra Patterson, Memphis Litman, Norah Collins et Nova Rivera sont quatre des six participants du projet Génération Z. (Photos : Gracieuseté).

Du 15 au 17 février 2022, Ophélie Doireau, Jonathan Semah, Matthieu Cazalets et Gautier Calon ont donné des ateliers de journalisme à des élèves du Collège Béliveau et du Collège Jeanne-Sauvé. À la suite de cette activité, les élèves ont pu mener leur propre expérience journalistique. Voici leurs travaux.

Le format hybride offre de nouvelles possibilités

Après deux années de pandémie et de restrictions sanitaires qui ont chamboulé la tenue du Festival du Voyageur, les organisateurs sont à nouveau prêts à accueillir les festivaliers avec un modèle de célébrations hybride.

Ces célébrations incluent des activités virtuelles, ainsi que des activités en personne afin d’offrir des options qui gardent le public en santé. Malgré les changements au festival, il y a encore plusieurs façons de montrer l’esprit de la fête.

Par Natalie LEMOINE-SELLS et Norah COLLINS Collège Jeanne-Sauvé

Darrel Nadeau, directeur général du Festival du Voyageur. (photo : Archives La Liberté)

Le Festival du Voyageur est l’un des plus importants festivals d’hiver de l’Ouest du Canada. Cependant, à cause de la pandémie de COVID-19, les participants ont manqué une pleine année de célébrations en 2021. Mais, le festival de 2022 est enfin là, et il a proposé un format hybride qui a permis aux festivaliers de fêter à nouveau.

« Avec les activités virtuelles, on peut rejoindre un plus grand nombre de festivaliers, mais aussi une autre cible de festivaliers », explique le directeur général du Festival du Voyageur, Darrel Nadeau. Darrel Nadeau. Il mentionne aussi que la décision de faire un format hybride a été inspiré par le montant de personnes qui pourraient participer, comparé à un festival exclusivement en personne qui aurait eu une capacité limitée.

« Que ce soient des festivaliers qui ont des difficultés de mobilité, que ce soit des festivaliers plus âgés, que ce soient des festivaliers au rural, ou même des festivaliers qui ont déménagé du Manitoba, et qui ont le festival à cœur, la programmation virtuelle peut quand même rejoindre ces gens-là. »

Quelques activités virtuelles incluent des concerts en ligne, des trousses de repas thème festival, des jeux interactifs pour enfants et des boutiques en ligne. Pour les écoles qui ne permettent pas des sorties scolaires, le comité du festival a organisé des trousses de bricolages, des rencontres Zoom et des leçons virtuelles pour faciliter leur participation.

« C’est clair que le festival de 2022 de cette année a été plus petit qu’un festival normal mais plus grand que l’édition virtuelle, de 2021. »

Malgré la réduction de la taille du parc, l’expérience présentielle a permis aux festivaliers de participer aux historiques activités comme le terrain de glissade, la tire d’érable, des randonnées de chevaux ou encore des concerts intérieurs au CCFM.

En plus des activités typiques du festival, les organisateurs ont aussi introduit quelques nouvelles activités qui offrent des expériences uniques aux festivaliers : des ateliers de sculptures de glace, un lieu de rassemblement pour honorer le peuple Métis de la Rivière Rouge et la boîte à chansons avec une roulotte de concerts mobiles.

La santé comme priorité

Si la fête était bien de retour, Darrel Nadeau n’a pas oublié que la pandémie n’a pas disparu et les règles sanitaires sont toujours en vigueur.

« On respecte toutes les ordonnances de santé publique. Alors on a vérifié les passeports vaccinaux des festivaliers à toutes nos installations et on a demandé aux festivaliers de porter des masques quand ils étaient dans des endroits clos. »

La santé des festivaliers était une des priorités lors de la planification du festival 2022. Une des façons d’assurer la sécurité sanitaire était de séparer les journées en deux blocs de temps en accueillant 1 000 festivaliers à la fois. Autres mesures de sécurité en place : le nettoyage fréquent des points de contact, des employés et bénévoles vaccinés, ainsi que des billets et paiements électroniques pour diminuer le contact.

Malgré tout, le festival a repris presque normalement et à la vue de l’enthousiasme de Darrel Nadeau, il semble clair que le festival de 2022 a représenté une vraie bouffée d’oxygène pour tout le monde grâce à la diversité d’activités et d’évènements.

« C’est un bon début, et nous sommes contents qu’on ait cette occasion, mais, certainement, on a hâte à un retour normal puis avec une capacité de 100 % pour que les gens puissent vraiment retrouver un festival comme c’était avant la COVID-19. »

(1) Le Festival du Voyageur a eu lieu du 18 au 27 février 2022 au Parc du Voyageur. ainsi qu’au CCFM.

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D’autres élèves ont eux créé des balados.

Alexandra Patterson et Memphis Litman du Collège Jeanne-Sauvé ont discuté avec l’artiste Alpha Toshineza. Voici un extrait.

Alpha Toshineza (photo : Archives La Liberté)

Alexandra Patterson (AP) : Aujourd’hui, nous parlerons à Alain Tshinza aussi connu par son nom de scène : Alpha Toshineza, un artiste francophone présent à l’édition 2022 du Festival du Voyageur.

Memphis Litman (ML) : En plus de sa carrière musicale incluant le prix SOCAN en 2017 pour sa chanson Dis-moi si tu m’aimes et une nomination pour l’artiste francophone et artiste Hip-Hop au Western Canadian Music Awards en 2019, Alain est aussi fondateur de Sonlight Operations, une plateforme de musique et médias.

AP : On parlera avec Alpha Toshineza aujourd’hui à propos de son expérience avec le Festival du Voyageur et de son trajet vers une carrière basée ici, à Winnipeg. Bonjour Alpha, merci de nous joindre ici!

Alain Tshinza (AT) : Bonjour, content de participer à ce balado.

AP : Pour nos auditeurs et auditrices, la chanson que vous venez d’entendre s’appelle Winnipeg Transit. Il y a une phrase dans cette chanson qui dit « c’est ici qu’on m’a tout donné. » Quelle importance représente la ville de Winnipeg pour toi?

AT : Pour moi Winnipeg, c’est un peu comme une histoire d’amour, je dirais plutôt une histoire d’amitié en fait. C’est les bons et les mauvais côtés. C’est pour ça que je dis qu’elle m’a tout donné. Le pire, c’est l’hiver et les -30 degrés, c’est le côté WinterPeg. Mais aussi il y a toute la chaleur humaine, je parle du Festival du Voyageur, je parle de la culture francophone ici au Manitoba, je parle des rencontres. Donc, c’est ça qui me donne envie de dire que cette ville m’a tout donné. Le meilleur comme le pire. Mais dans une relation, c’est comme dans une amitié, tu prends tout. Winnipeg, ce n’est pas la plus belle, mais c’est la meilleure.

Si vous souhaitez écouter ce balado en entier : https://www.youtube.com/watch?v=bqq8zkwteKY

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Nova Rivera et Cameron du Collège Béliveau ont eux rencontré Joël Tétrault, enseignant itinérant d’études autochtones de la Division scolaire Louis-Riel. Voici un extrait.

Joël Tétrault. (photo : Marta Guerrero)

Cameron : Nous sommes ici avec l’enseignant itinérant d’études autochtones de la Division scolaire Louis-Riel, Joël Tétrault.

Joël Tétrault (JT) : Bonjour, je suis content d’être ici avec vous.

Cameron : Aujourd’hui nous sommes ici pour parler du lien entre la réconciliation et le Festival du Voyageur.

Nova Rivera (NR) : Premièrement pour ceux qui ne savent pas ce qu’est la réconciliation, peux-tu nous donner une brève explication?

JT : La réconciliation, pour moi, selon mon opinion et mes connaissances, c’est une rééquilibration de la relation entre les peuples autochtones puis les peuples non-autochtones. C’est rééquilibrer la balance car à l’origine, si on regarde les Traités, c’était censé être des négociations de nation à nation et cet aspect-là des Traités n’a jamais été respecté. Alors pour atteindre la réconciliation, je crois qu’il faut retourner à cette relation-là.

Cameron : Quelle est l’importance d’intégrer les perspectives autochtones dans les activités tel que le Festival?

JT : Premièrement c’est dans le nom « Festival du Voyageur ». Souvent, dans le passé. On a vraiment célébré le côté « voyageur » et le côté canadien français. Je pense que pour qu’il y ait réconciliation, il faut reconnaître le rôle des Autochtones. Ces voyageurs-là n’auraient jamais survécu sans leurs femmes autochtones. Les femmes autochtones étaient là pour faire les négociations car elles connaissaient plusieurs langues. Ce sont elles qui savaient où trouver de meilleures fourrures. C’est elles qui connaissaient le territoire. Alors sans elles, les voyageurs n’auraient pas survécu deux jours dans le bois. Ces femmes autochtones-là jouaient un rôle principal et clé dans le trade des fourrures.

Si vous souhaitez écouter ce balado en entier : https://www.youtube.com/watch?v=MTVvW7BuZJg

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