Annik Laurin et Miatta Dukuly ont hâte de rejoindre les Rouges de l’USB. (photo : Marta Guerrero)

Pour la saison 2022-2023, deux jeunes joueuses issues du Collège Louis-Riel (CLR) rejoindront les rangs de l’Université de Saint-Boniface (USB) pour pratiquer le basketball avec Les Rouges. Rencontre avec ces deux amies qui ont déjà hâte d’y être.

Par : Jonathan Semah

C’est une fin plus qu’heureuse pour les deux élèves du Collège Louis-Riel. Amputée de plusieurs matchs à cause de la COVID-19, la saison 2021-2022 a été plus courte que d’habitude et n’a pas pu complètement montrer le potentiel de Miatta Dukuly, 17 ans, et Annik Laurin, 18 ans.

« On avait une très bonne équipe avec beaucoup de capacités. Mais on a été coupé dans notre élan. D’habitude, nous participons entre 20 et 25 jeux et cette année, nous avons joué que huit parties. Donc le programme a été chamboulé, mais je pense que si l’on avait joué 25 jeux, on aurait eu de vraies chances d’aller en finale », explique Annik Laurin.

Miatta Dukuly, qui joue également pour des équipes communautaires, est avec l’équipe du CLR depuis deux ans. Elle met en avant sa complicité qu’elle a depuis plusieurs années avec Annik Laurin. « Pour bien jouer, il faut avoir une bonne confiance avec ses coéquipières. Avec Annik, nous avons établi une super connexion, tout devient plus facile. On travaille et l’on joue mieux ensemble. C’est bien et personnellement c’est important de savoir que je l’aide grâce à mes passes notamment. »

Même son de cloche du côté d’Annik Laurin qui est contente de savoir que Miatta Dukuly sera avec elle chez Les Rouges l’an prochain.

« Nous sommes de bonnes amies et l’on joue ensemble depuis de nombreuses années. On sait comment se trouver sur le terrain sans même se parler. On fait de belles actions de jeu qui nous permettent de mettre beaucoup de points. »

| L’USB les attend

Déjà concentrées sur l’avenir, les deux finissantes du CLR espèrent que leur entente fera des merveilles sur les parquets de l’USB. D’ailleurs, du côté d’Annik Laurin, les échanges avec les équipes de l’USB remontent à plusieurs années.

« Dès la 10e année, Éric Lemoine (directeur adjoint des activités sportives et récréatives de l’USB) m’avait parlé. J’allais souvent à l’USB pour jouer avec des amis quand le gymnase était ouvert. Il a remarqué mon agressivité et mon côté compétitif même quand c’était juste pour le fun. Et finalement cette année, il m’a envoyé un courriel avec une offre et je l’ai prise. Je n’ai pas hésité! »

Fière de rejoindre le programme de basketball, Annik Laurin sait déjà que beaucoup de travail l’attend. Pour Miatta Dukuly, rejoindre Les Rouges est un réel objectif qui se réalise.

« C’était un rêve! Dès que j’ai su qu’il y allait avoir une équipe féminine de basketball, c’est devenu mon but. Il fallait que je sois dans l’équipe. J’espère maintenant parler encore plus avec Éric Lemoine pour connaître les contours de cette future équipe, avoir des mises à jour et savoir comment on va jouer. Je suis très excitée à l’idée de bâtir cette équipe, car elle est toute nouvelle. J’ai très hâte de voir ce que cette prochaine année va nous amener à Annik et moi. »

Sur la même longueur d’onde, les deux futures joueuses des Rouges s’entendent sur presque tous les points. En effet, une seule chose les différencie dans leur approche du basketball : les statistiques. Dans un sport de plus en plus décortiqué et analysé, comprendre l’apport des joueurs via l’aspect des statistiques prend de plus en plus de place. Pour Miatta Dukuly, les joueurs doivent avoir un œil sur leurs stats, c’est le contraire pour Annik Laurin. « Ce n’est pas le plus important pour moi. Ce qui compte c’est plutôt ma manière de jouer et si j’ai fait tout ce qu’il fallait pour gagner je suis contente, peu importe mon apport en matière de points ou de passes. »

Miatta Dukuly : « Grâce aux statistiques, on peut mieux comprendre quel est son rôle dans l’équipe, où il est possible de s’améliorer, quel changement de stratégie il faut faire. Le but est de mettre plus de points que l’adversaire alors les statistiques permettent de rester créatifs, car on sait rapidement ce qui marche ou non contre un adversaire. »

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