Marie Stadion est directrice adjointe à l’École Lacerte. (photo : Marta Guerrero)

Depuis maintenant près de trois ans, le personnel de l’École Lacerte organise différents prélèvements de fonds pour obtenir une classe extérieure pour les élèves. Pour la première phase du projet, un objectif de 30 000 $ est fixé. Près de la moitié a déjà été récoltée, Marie Stadion, directrice adjointe de l’École Lacerte en appelle à la générosité des Manitobains et Manitobaines jusqu’au 27 juin.

Par Ophélie DOIREAU

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCALE – La Liberté

Le retour des beaux jours invite les enfants à passer plus de temps à l’extérieur. Mais pour les élèves de l’École Lacerte, ce n’est pas forcément possible comme le souligne Marie Station. « Pour ceux qui ne connaissent pas la cour de l’école à Lacerte, c’est une grande cour avec des cailloux, de la roche, de la terre et un peu d’herbe. Il n’y a pas vraiment de zone d’ombre, ni d’espace où les élèves peuvent s’asseoir pour suivre un cours à l’extérieur. Même quand il pleut, il n’y a pas d’espace pour s’abriter.

« On veut vraiment que les élèves puissent profiter de l’extérieur, être en lien avec la nature, c’est important qu’ils ne soient pas toujours bloqués entre quatre murs. »

Ce sont toutes ces raisons qui poussent la direction de l’école à prélever des fonds depuis maintenant trois ans. « On a reçu beaucoup d’appui de notre comité scolaire qui nous aide pour organiser des prélèvements de fonds comme type de vente de fromage etc. La Commission scolaire franco- manitobaine nous a donné 10 000 $ pour nous appuyer. Petit à petit, on a amassé presque 15 000 $. Mais on est très loin du but. »

| Un projet à 60 000 $

Bâtir une nouvelle infrastructure dans une école coûte cher puisque comme l’indique Marie Stadion « tout doit être aux normes de sécurité, ça doit être des matériaux spécifiques, etc. » Les devis du projet se chiffrent à environ 60 000 $ pour le coût total du projet. Consciente de ne pas pouvoir prélever cette somme en une fois, Marie Stadion et les personnes investies dans le projet ont revu leur plan. « On a décidé de faire le projet en deux phases. La phase 1 serait la plateforme et la structure ouverte, les élèves pourraient s’asseoir par terre, enfin on pourrait s’arranger si on a un sol et un auvent. On chiffre la phase 1 à 30 000 $.»

Marie Stadion déplore le temps qu’il faut pour en arriver ici. « On garde précieusement le moindre sou qu’on peut collecter pour ce projet. Avec la pandémie c’était forcément aussi plus difficile de mobiliser la communauté autour de ce projet.

« Notre dernier projet de l’année pour essayer d’amasser des fonds, c’est un projet avec Kin Kar. Ce qui est bien avec Kin Kar c’est que nous comme école ça ne nous demande rien de plus que de faire la promotion du projet.

| Engager les parents

« C’est le principe d’une loterie, les personnes peuvent acheter des tickets avec un tarif dégressif avec des lots très intéressants puisqu’il est possible de gagner une voiture ou un voyage à Churchill ou encore une carte cadeau de 5 000 $ dans des magasins locaux. 50 % des ventes nous reviennent directement pour le projet. »

Toutefois Marie Stadion tient à préciser un point important : « Il y a 100 000 billets à vendre. Seulement, il n’y a pas que l’École Lacerte dans ce tirage au sort. Donc ce n’est pas dit que c’est quelqu’un qui soutient le projet de Lacerte qui va remporter un lot. La loterie va durer jusqu’au 27 juin.

« Surtout ce qui est important c’est que les parents qui ont participé voient le projet avant que leurs enfants ne partent de l’école. Sinon c’est difficile d’engager les parents dans ce genre de projets. »

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