Justin Johnson. (photo : Marta Guerrero)

Justin Johnson n’est pas un inconnu à la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA). De 2018 à 2020, il a siégé comme vice-président de l’organisme. C’est donc un retour pour lui qui a été élu une nouvelle fois comme administrateur pour un mandat d’un an.

Par Ophélie DOIREAU

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – La Liberté

Pour Justin Johnson, ce retour au CA de la FCFA se fait par envie de continuer des dossiers qui avaient commencé en 2018. « C’est un retour à la table nationale pour ma part. On avait mené des dossiers comme le renouvellement du Plan d’action pour les langues officielles 2018-2023 et le dépôt du projet de loi pour la modernisation de la Loi sur les langues officielles.

« Ce dossier est d’ailleurs toujours en cours puisqu’aucune loi n’a encore été adoptée. Je suis honoré d’avoir la confiance des membres de la FCFA pour pouvoir porter des dossiers qui vont faire avancer la francophonie canadienne. »

Ce ne sont pas les dossiers qui manquent. Mais pour Justin Johnson, son identité prend une part importante dans ceux qu’il souhaite mettre en avant. « Il y a un dossier en particulier que je veux mener en particulier c’est celui de la réconciliation avec les peuples autochtones.

« Je crois fermement que la francophonie canadienne a un rôle à jouer dans la réconciliation comme alliée. Je suis moi-même, métis de la Rivière-Rouge. Il y a une communauté métisse fière et qui a contribué à l’enracinement de la francophonie dans l’Ouest canadien. »

Un dossier qui prend de plus en plus de place à tous les niveaux de société. « Je reviens d’un voyage à Rome où il y a eu des avancées considérables entre l’Église catholique et la Nation métisse de la Rivière-Rouge.

| Pour des résultats clairs

« J’aime beaucoup dire qu’au Canada on a un contrat social aussi bien sur les langues officielles que sur la réconciliation. Il faut assurer un dialogue continu à ce niveau-là, c’est une priorité pour moi. »

Comme Métis mais aussi comme fier francophone, Justin Johnson n’oublie pas le dossier de la modernisation de la LLO.

« Il faut avancer dans ce dossier parce qu’on veut des résultats clairs et nets. Le gouvernement doit passer à l’action pour que cette loi soit le reflet de la francophonie d’aujourd’hui avec des mécanismes efficaces et efficients qui permettent un avenir épanoui pour les francophones d’un bout à l’autre du pays.

« En ce moment, il y a des consultations sur le Plan d’action sur les langues officielles. Il faut dire que c’est la feuille de route du gouvernement, c’est l’outil qui permet à nos communautés de se renforcer et de faire vivre la langue. »

En effet depuis la mi-mai, la ministre des langues officielles, Ginette Petitpas Taylor poursuit une tournée de consultations pancanadiennes pour prendre le pouls des communautés de langue officielle en situation minoritaire pour planifier le prochain Plan d’action sur les langues officielles. Elle a d’ailleurs fait un arrêt par Winnipeg le 26 mai.

Justin Johnson souligne que « le nouveau CA de la FCFA est un réel reflet de la diversité de la francophonie canadienne. J’ai hâte de pouvoir travailler avec le nouveau CA sur tous les dossiers.

« Chacun amène des expertises et des connaissances qui sont nécessaires pour faire avancer les multiples dossiers de la francophonie. »

Pour s’atteler à la tâche, Justin Johnson, chef de la direction de l’Association des municipalités bilingues du Manitoba, sera mené par un principe qui lui tient à cœur.

« J’ai la chance de travailler dans un organisme qui est au plus proche des réalités des communautés francophones en situation minoritaire. Pour moi, c’est essentiel de les entendre, d’être au plus près des francophones pour comprendre leurs enjeux. C’est quelque chose qui va m’animer lors de mon travail à la FCFA. »

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