Anne-Sophie Régnier le jour où elle a été diplômée. (photo : Vincent Blais)

Après une 9e année à l’École/Collège régional Gabrielle-Roy, Anne-Sophie Régnier a passé trois années à l’École Pointe-des-Chênes. Très active et sociale, elle avait à cœur la représentation de son école en participant à beaucoup d’activités.

Par Jonathan SEMAH

C’est avec un léger pincement au cœur qu’Anne-Sophie Régnier a quitté l’École Pointe- des-Chênes. De ces trois ans dans cette école de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM), l’élève de 17 ans se rappellera surtout de tous les évènements extrascolaires.

« Il y a eu beaucoup de bons moments et beaucoup de choses que j’ai commencées à l’école secondaire. Le conseil étudiant, la Coupe éthique, les ligues d’improvisation, j’ai adoré ça. On était toujours très ouverts à faire toute sorte de choses différentes pour représenter l’école notamment dans les compétitions de sport et d’art. »

La jeune adulte, récemment diplômée, est très fière, en y réfléchissant, d’avoir été aussi active. L’important pour elle, c’est de ne pas avoir de regret et d’avoir vécu toutes ses expériences pleinement. « Déjà, simplement, j’aime me sentir impliquée. Puis, parfois, ça prend juste quelques personnes pour commencer des choses et encourager les autres à se lancer. Et personnellement, j’aime lancer des groupes et encourager les plus jeunes notamment. Ça permet une bonne atmosphère à l’école, d’apprendre de nouvelles capacités et faire des connexions. Beaucoup étaient d’ailleurs déjà lancées quand je suis arrivée à l’école. J’étais juste une personne de plus pour continuer. »

Cette joueuse de trompette a pu continuer à se développer dans les arts grâce au groupe de jazz de l’école. C’était selon elle « sa classe favorite » et celle dont elle se souviendra le plus. Anne-Sophie Régnier espère d’ailleurs pouvoir continuer à le pratiquer après Pointe-des- Chênes.

| La pandémie a fait des dommages

Évidemment, pour une personne aussi communicative et qui a besoin des autres pour s’épanouir, la pandémie de COVID-19 et l’arrêt des activités, a été un crève-cœur.

« Pour être honnête, j’ai l’impression d’avoir perdu au moins deux ans de mon secondaire. C’est un peu triste. Ça nous a empêchés de faire des choses. Nous avions par exemple un voyage prévu en France qui a été annulé. Des rencontres sportives et artistiques ont aussi été reportées ou complètement annulées. Puis quand c’est revenu un peu à la normale, ce n’était plus vraiment pareil. Il y avait encore des restrictions, ce n’était pas facile. »

Si d’un point de vue extrascolaire tout était beaucoup plus compliqué, Anne-Sophie Régnier souhaite tout de même rendre hommage au travail de l’équipe de direction et les enseignants de l’École Pointe-des-Chênes qui ont fait tout leur possible pour qu’aucun n’élève ne se sente décrocher du programme.

« Ça a fonctionné assez bien, on a quand même appris beaucoup. Mais la communication avec les enseignants, par visioconférence et depuis la maison, était moins évidente. »

Travail, bénévolat et quelques sorties en camping, voilà les activités qui rythment désormais le quotidien d’Anne-Sophie Régnier qui se prépare tranquillement pour la rentrée de l’automne. « Je m’en vais en arts à l’Université de Saint-Boniface (USB). Je vais aussi suivre des cours de science politique et de droit. C’est tout ce qui m’intéresse pour l’instant. Puis je pense continuer dans ces domaines à l’Université d’Ottawa, notamment le droit pour devenir pourquoi pas avocate. »

Pour l’instant, à l’USB, Anne-Sophie Régnier va continuer ses études en français. Un choix tout sauf anodin. « Déjà, toute ma famille parle français. Puis, je suis reconnaissante et je trouve très spécial d’avoir une université francophone, ici, à Winnipeg. C’est une communauté plus proche de moi et plus humaine que les grandes universités. Et je connais déjà quelques professeurs là-bas et plusieurs de mes amis aussi y seront. J’ai hâte d’y être, je suis prête! »

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