Danielle Robidoux. (photo : Raphaël Boutroy)

Le Club de lecture d’été TD a repris du service depuis le 13 juin et jusqu’au 2 septembre. La bibliothèque de Saint-Boniface, comme d’autres bibliothèques dans la province et partout au Canada, aiguille tous les jeunes de moins de 12 ans à trouver la bonne lecture pour l’été.

Par Jonathan SEMAH

Ce n’est peut-être pas la première activité à laquelle on pense pendant les mois d’été, et pourtant la lecture, qu’on soit jeune ou moins jeune, reste une valeur sûre pour s’occuper, s’évader, penser à autre chose ou encore développer sa curiosité.

Souvent le plus compliqué reste de trouver le bon livre et non la lecture en elle-même. C’est là qu’intervient le Club de lecture d’été TD. Bilingue et gratuit, il aide les enfants à trouver le livre qui leur plaira.

Danielle Robidoux, directrice et bibliothécaire de la bibliothèque de Saint- Boniface, explique l’origine de ce projet qui date de 1996 et auquel près de 150 000 enfants partout au Canada avaient participé en 2021. « Ce Club est un projet national issu d’une collabo- ration entre Bibliothèques et Archives Canada, la Bibliothèque publique de Toronto et la Banque TD. Le but est d’encourager les plus jeunes à faire de la lecture pendant l’été et leur donner le goût de lire. »

Pour cette mission, le Club a plusieurs façons de faire. Une fois inscrit dans l’une des bibliothèques participantes, l’enfant reçoit une trousse avec notamment des autocollants et un calendrier, puis il ne reste qu’à choisir les livres. Danielle Robidoux donne plus de détails sur cette trousse.

« Dans cette trousse, on y retrouve un cahier d’activités, une carte de défis, et des suggestions de lecture. Puis les jeunes peuvent lire directement à la bibliothèque ou chez eux, c’est assez libre.

« Le calendrier, lui, a une double fonction. D’abord, il permet à chaque participant de savoir combien de livres ont été lus et en combien de temps. Puis, il y a des prix à gagner pour ceux qui lisent le plus. Il y a, par exemple, des passes pour la piscine à gagner ou des places pour les jeux des Goldeyes. Pour tout ça, il faut simplement lire! »

Évidemment, Danielle Robidoux et les membres de la bibliothèque de Saint-Boniface font confiance aux jeunes pour jouer le jeu et vraiment avoir lu tous les livres qu’ils mentionneront dans leurs calendriers.

| Créer des habitudes

Danielle Robidoux et la bibliothèque de Saint-Boniface accueillent ce projet depuis plusieurs années et voient à chaque nouvelle session de nouveaux participants. Mais aussi d’anciens adhérents qui ont pris l’habitude de lire même pendant l’été.

C’est une vraie fierté pour la bibliothécaire qui valide la tenue d’un tel projet.

« J’aime vraiment voir des familles entières se présenter à la bibliothèque pendant l’été. Je vois des gens qui ont envie de découvrir la lecture. Évidemment, nous poussons plus pour la lecture en français car nous sommes une succursale francophone. Notre personnel est francophone et notre collection de livres en français est large. Pour les familles qui veulent une expérience en français, on les encourage à venir nous voir. » 

Et au-delà de la question de la langue, Danielle Robidoux, insiste sur le fait que le plus important selon elle, c’est lire et ce peu importe que ce soit en français ou en anglais.

« Nous, on est là pour les aider à trouver le meilleur livre selon ce qu’ils aiment et piquer leur intérêt. Si c’est en français, alors on va consolider leurs lectures et leurs habitudes en français. Et notre trousse est bilingue, donc si un membre de la famille ne parle pas l’une des deux langues, il peut quand même participer. C’est essentiel pour nous d’impliquer toute la famille dans ce genre de projet. »

Pour trouver la bonne lecture, l’équipe de la bibliothèque de Saint-Boniface passe un moment personnel avec chaque jeune. L’idée est que le Club reste amusant et ne soit pas vu par les participants comme du travail en plus pendant l’été.

D’ailleurs, les trousses sont adaptées à l’âge de l’enfant. Si le projet est proposé jusqu’aux jeunes de 12 ans, la bibliothèque ne refusera évidemment pas les plus âgés. « On cherche et l’on trouve des lectures adaptées au niveau de l’enfant. On remarque que les jeunes qui lisent ne perdent pas ou perdent moins leurs acquis scolaires. Et quand ils retournent à l’école, ils se sentent plus forts ou au moins plus confiants en eux. Ça rend les choses plus agréables pour eux, mais aussi pour leurs enseignants. »

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrez votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici