Jordan Reimer. (photo : Marta Guerrero)

Le Collège Béliveau a produit et monté sa propre pièce de théâtre au mois de mai 2022. C’est une première depuis 2019. La comédie musicale s’appelle Parallèle, et parle de deux mondes parallèles qui prennent contact pour la toute première fois, à travers une porte.

Par Jordan REIMER

Le seul problème est que l’un des deux mondes est francophone et l’autre est anglophone, alors ils ne peuvent pas se comprendre.

J’ai eu l’occasion de parler avec Michel Roy, producteur et scénariste de la pièce. Un métier qu’il fait depuis neuf ans.

Mélanie Dubois, elle, travaille sur les pièces du Collège Béliveau depuis six ans. Cette année, elle a aidé avec le texte et guide les élèves en coulisses.

• Qu’est-ce qui te rend le plus fier à propos du projet Parallèle?

M.R. : Quand je vois le résultat final et que je n’ai plus qu’à profiter du spectacle comme un spectateur, c’est ça qui me rend le plus fier. On a fait tellement de travail en amont! Quand les comédiens

sont sur scène et que le reste de l’équipe est en train de travailler en coulisses sur les lumières, le son ou les accessoires. À ce moment-là, c’est un plaisir, car ma part est faite. Je n’ai plus besoin de crier pour leur demander d’être prêts!

• Parle-moi d’où vient l’inspiration pour la comédie jouée cette année. Je sais que ça vient d’un autre texte qui s’appelle Le balai est dans l’armoire.

M.R. : Oui, à l’origine, c’est un texte et un dialogue assez simple. Ce sont deux personnes qui ont une discussion au sujet de la possibilité qu’il y ait une souris dans une armoire. C’est assez drôle comme histoire alors on a décidé de l’adapter à une pièce en général.

On a toujours voulu que la pièce soit bilingue. Le fait qu’il existe cette porte qui sépare les deux mondes, c’est inspirant pour dire Ok! là, on a un lieu francophone et un lieu anglophone et peut-être qu’ils peuvent vivre la même expérience de voir s’il y a une souris dans un placard.

• À quoi ressemble ton travail en coulisses? Comment faites-vous pour toujours trouver des solutions?

M.D. : Je me souviens d’un exemple très précis. Il y a deux ans, nous avons présenté notre pièce Nuit Blanche. Pendant la représentation, un comédien a fait tomber une bouteille sur scène. Il y avait alors du verre partout. Dans notre pièce, on avait un personnage de concierge. À la dernière minute, sans même que Michel Roy ou moi-même soyons prévenus, les élèves en coulisses, ont immédiatement eu le réflexe de faire jouer une scène de plus au personnage en le faisant balayer les morceaux de verre par terre. C’était si naturel, le public était impressionné et n’a rien remarqué.

Le travail en coulisses, c’est un travail d’adaptation au quotidien. Il ne faut pas se laisser dépasser et toujours essayer d’avoir un coup d’avance.

Les représentations ont eu lieu tout le mois de mai à l’Université de Saint-Boniface. Le Collège Béliveau travaille déjà sur les futures pièces.

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