Mona Audet est la directrice générale de Pluri-elles. (photo : Archives La Liberté)

L’organisme Pluri-elles vient de recevoir 1,7 million $ du Réseau pour le développement de l’alphabétisme et des compétences (RESDAC) dans le cadre d’un projet national collaboratif d’alphabétisation familiale.

Par Ophélie DOIREAU

IJL – Réseau.Presse – La Liberté

« L’alphabétisation familiale, notre avenir ». C’est le nom du projet qu’a proposé Pluri-elles au RESDAC dans le but d’obtenir du financement. Désormais, la directrice générale, Mona Audet s’attelle à ce que tout soit prêt pour démarrer à l’automne le projet qu’elle souhaite collaboratif.

« Il y a deux autres partenaires dans ce projet : Éducacentre de la Colombie- Britannique et Alpha en Nouvelle-Écosse. On va mettre en place ce projet pour l’offrir à tous les partenaires canadiens qui ont accepté de travailler avec nous. C’est un projet de 18 mois. »

L’alphabétisation familiale, Pluri-elles travaille depuis plus de 30 ans dans ce domaine et a même élaboré une définition.

« C’est une démarche menée auprès d’un adulte significatif dans la vie d’un enfant. Cette démarche vise au développement global de l’adulte et de l’enfant sur le plan personnel, scolaire et communautaire. Le développement aidera l’adulte à mieux comprendre sa vie en tant que parent et francophone en milieu minoritaire. De plus, l’adulte peut devenir un modèle positif pour l’enfant. »

Mona Audet tient à cœur cette notion d’alphabétisation familiale qui lui semble essentielle pour le développement d’une communauté en santé.

« On veut mettre ces formations de l’avant en s’assurant d’ajouter la participation citoyenne. Faire de la lecture, des recettes, sont des types d’activités de l’alphabétisation familiale classique.

« Avec la participation citoyenne, c’est emmener le projet dans une dimension plus canadienne. C’est nécessaire d’avoir des programmes solides parce qu’ils servent au développement de la famille. Une famille en santé, c’est plus de participation à la communauté, c’est bon pour tout le monde. »

Denis Desgagné, directeur général du RESDAC, amène un proverbe bien connu. « On dit souvent, Il faut un village pour élever un enfant. L’alphabétisation familiale fait partie de ce village. »

Mona Audet est particulièrement fière que son organisme ait été choisi. « Pluri-elles est reconnu pour son programme d’alphabétisation familiale. On a mis en place toutes sortes d’activités comme yoga-conte, massage de bébé, contes pour grandir en santé… On essaye de viser les trois plans de développement de l’alphabétisation familiale : la littératie personnelle, la littératie scolaire/milieu de travail et la littératie communautaire. »

| Une direction commune

Denis Desgagné souligne l’apport du Manitoba dans un tel projet. « Le RESDAC est très heureux de pouvoir accompagner Pluri-elles dans un tel projet. Le Manitoba est un pôle d’expertise en alphabétisation familiale. Le projet proposé est national, il va toucher les membres du RESDAC, il va toucher des Territoires ou des Provinces qui n’ont pas forcément de programme d’alphabétisation. »

Il faut dire que pour favoriser l’alphabétisation familiale, il faut un ensemble d’experts prêts à collaborer dans une même ligne directrice. Mona Audet :

« On va aller chercher des experts en alphabétisation dans les provinces, en implantation de programmes communautaires. Une partie des fonds va aller à la recherche, dans les formations. Il y a tout un travail de recherche à faire pour avoir une vision nationale. C’est un projet qui nous a demandé deux semaines pour le monter.

« Maintenant on va lancer les appels d’offres pour toutes les personnes dont on a besoin pour le projet. Le travail va commencer le 5 septembre mais le travail avec la clientèle va commencer plus tard vers le printemps 2023. Un exemple de projet qu’on pourrait aider c’est la mise en place d’un forum de l’artisanat en partenariat pour remettre l’argent avec quelqu’un de la communauté. Il y a plein de possibilités qui vont prendre une direction après que le travail de recherche aura été fait. C’est un projet qui est amené à évoluer. »

Mona Audet tient à préciser que « c’est un comité indépendant qui a validé notre demande de financement. Je suis la présidente du RESDAC. Il fallait donc absolument faire attention à toute cette partie et instaurer le plus de transparence possible.

« Nous allons être évalué sur l’utilisation de l’argent, sur le développement des projets, sur la mise en place et l’accompagnement d’un point de vue national. »

Point que complète Denis Desgagné. « Il y a un comité d’experts qui a examiné les projets et a fait des recommandations au CA. »

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