Annika Fajardo et Délices Solotshi. (photo : Marta Guerrero)

Les élèves du comité ÉMA (Élèves des Minorités et leurs Alliés) du Collège Louis-Riel vous présentent leur série de balados. Dans cet épisode, Annika Fajardo et Délices Solotshi s’interrogent sur les différences entre l’appropriation et l’appréciation culturelles. 

Par Annika FAJARDO et Délices SOLOTSHI

Dans notre société, il est facile de confondre et de constater cette confusion entre ces deux termes. Dans cet épisode, Délices Solotshi décrit l’appropriation culturelle comme « l’utilisation, par les membres d’une culture dominante, des éléments culturels produits par les membres d’une culture dominée. Les éléments empruntés sont considérés par la culture dominée comme vidés de leurs significations originelles et réduits à une valeur esthétique et folklorique. » 

L’appropriation culturelle est décrite par Annika Fajardo comme un concept plus positif et notamment le fait de « découvrir de nouvelles cultures, qui influencent positivement la connaissance et l’acceptation de l’autre. Mais lorsque cela ne profite qu’à un seul groupe en particulier, et ce, monétairement parlant, c’est là que cela devient de l’appropriation culturelle. » 

Les deux élèves du comité EMA vont argumenter leurs pensées en citant plusieurs exemples. Un premier appuie l’idée d’appréciation culturelle, qui correspond à l’exemple d’une mère à la couleur de peau blanche, qui apprend à ses enfants noirs à traiter et à soigner leurs cheveux comme ceux d’une personne d’origine africaine. 

Un deuxième exemple, qui, au contraire, illustre le concept d’appropriation culturelle, est celui de se faire coiffer des tresses traditionnelles africaines par une personne blanche. 

Dans ce balado, Annika Fajardo et Délices Solotshi vont donc exprimer leurs pensées et leurs avis en questionnant les auditeurs sur des situations précises, et en se rendant compte que les différences entre l’appréciation et l’appropriation culturelles sont parfois moins évidentes qu’il n’y paraît. 

Voici un extrait : 

Délices Solotshi : Un autre exemple d’appropriation culturelle est de porter des habits traditionnels d’une culture qui n’est pas la vôtre. 

Annika Fajardo : Oui, par exemple, l’autre jour nous avons eu une journée tropicale à l’école, et beaucoup de personnes portaient des « lei » hawaïens en plastique. Un « lei », c’est un collier fait de fleurs que vous voyez souvent dans la culture hawaïenne. Je ne pensais rien de mal des habits au moment même, car depuis que je suis une jeune fille, s’habiller dans un costume tropical qui ressemble beaucoup à la culture hawaïenne était normal pour moi. 

Alors, ce même jour, lorsque je suis revenue à la maison, j’ai parlé à ma soeur de comment on avait eu une journée tropicale à l’école pour la semaine d’esprit. Ensuite, elle m’a demandé si des personnes étaient en train de porter des lei. Je lui ai répondu que oui, et elle m’a dit que cela était un manque de respect envers la culture hawaïenne et que ce n’était pas approprié de faire cela. Je n’avais jamais même pensé à comment cela pouvait être de l’appropriation culturelle et j’étais choquée de ne l’avoir jamais réalisé avant. Alors, plus tard, cette nuit-là, j’ai fait des recherches sur l’histoire des lei et de leur importance. 

Pour écouter le balado en entier : https://www.youtube.com/watch?v=5utQLRIDO1w

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