Noa Raharijaona a passé sa 12e année à l’École Communautaire Réal-Bérard. (photo : Raphaël Boutroy)

Originaire de France, Noa Raharijaona, 18 ans, est passé par plusieurs écoles de la province. Désormais diplômé de l’École communautaire Réal-Bérard, il revient sur son histoire différente qui fait aujourd’hui sa force.

Par Jonathan SEMAH

Parmi tous les élèves de l’École communautaire Réal-Bérard, Noa Raharijaona possède un profil assez atypique. Alors que la plupart des élèves ont fait toutes les classes de l’école de la maternelle jusqu’à la 12e année, lui a connu un parcours original qu’il raconte. « Je suis né en France. Nous sommes venus ici pour mon père qui cherchait du travail. J’ai commencé ma 3e année à l’École communautaire Réal-Bérard. Je suis parti en 8e année pour aller à l’École communautaire La Voie du Nord à Thompson puis je suis revenu à Réal-Bérard pour faire ma dernière année de secondaire. »

Cette 12e année a été spéciale pour Noa Raharijaona. Après plusieurs années à Thompson, il était de retour dans sa première école avec les mêmes camarades qui étaient là à son départ. Un sentiment étrange, mais rassurant pour le jeune adulte. « C’était bien et étonnant à la fois, car je suis revenu avec la classe avec qui j’ai commencé. Mais, je suis très content d’avoir été diplômé avec cette même classe.

« Quand je suis revenu à Réal-Bérard, certains avaient changé physiquement et mentalement. Je pouvais encore voir l’enfant en eux. C’était bizarre, car tout ressemblait à comme avant, mais ce n’était plus comme avant. J’ai dû m’adapter, mais ça s’est bien passé. Après tout, c’est l’école où j’ai grandi. »

Entre ces années à Réal-Bérard, Noa Raharijaona a donc connu un passage à Thompson pour suivre cette fois-ci sa mère. Au cœur de ce moment à l’École communautaire La Voie du Nord. Noa Raharijaona a connu deux années tronquées pour cause de pandémie. Un moment difficile pour le jeune homme. « C’était compliqué de s’impliquer dans mon travail scolaire. J’étais à la maison, avec ma télévision, mon cellulaire, mon ordinateur avec des jeux dedans, j’avais dû mal à rester sur une chaise pendant huit heures par visioconférence. Et scolairement, j’ai un peu décroché et j’ai dû rattraper mon retard une fois revenu en présentiel. »  

Un avenir dans les airs?

À son jeune âge, malgré la pandémie, et déjà beaucoup de déménagements et de changements dans sa vie, Noa Raharijaona a su garder le cap sur son parcours scolaire. Un domaine l’a beaucoup aidé : les sciences. « J’aime les maths et la physique. Les maths surtout, ça m’a toujours plu. Et la physique dès que j’ai découvert ça, j’ai accroché tout de suite. »

Et les sciences auront sûrement toujours une place importante dans la vie de Noa Raharijaona. En effet, le tout jeune diplômé participe cet été à un camp d’aviation pour devenir pilote de ligne. « Ce n’est pas la première fois que je fais ce genre de camp. Mais cet été, je serai en Alberta, et ce qui change cette année, c’est que je vais plus être un mentor pour des plus jeunes de 13 à 16 ans qui veulent en apprendre plus sur les avions, parler la radio pour les consignes de vol ou encore la navigation.

« Ça me stresse un petit peu. Je ne suis pas toujours le plus assidu en cours, mais cette fois-ci ça sera à moi d’avoir ce rôle d’enseignant. »

D’ailleurs, à la fin de l’été et si tout se passe bien, Noa Raharijaona aura sûrement la chance de piloter pour la première fois et voler dans le ciel manitobain. Noa Raharijaona sera dans l’école Harv’s Air dans les environs de Steinbach. « C’est mon avenir pour l’été et aussi pour la rentrée. Je vais faire des cours d’aviations de manière avancée pour avoir ma licence de pilotage. Puis pour piloter de gros avions, il faut avoir au moins 1 500 heures de vol.

« J’ai du travail devant moi! Dans l’idéal, à l’avenir, je me vois commencer par une petite compagnie pour prendre de l’expérience puis être pilote pour Air Canada. »

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