La reine Elizabeth II lors de sa visite en 1984 à Winnipeg à l'occasion de l'inauguration de la Promenade Taché. Plus de 1 500 personnes étaient présentes. Photo : Gracieuseté Société historique de Saint-Boniface

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Par Ophélie DOIREAU

La reine Elizabeth II a laissé l’image d’une femme forte et qui a accompli son devoir. Louise Auger, enseignante à la retraite intéressée par la monarchie royale abonde dans le même sens. « Je pense qu’elle a laissé l’image d’une femme heureuse autant comme mère, épouse que comme reine. Elle a fait son devoir. On le voit dans le nombre de personnes qui laissent des fleurs devant Buckingham Palace ou encore des hommages à la famille royale.

« C’est absolument remarquable d’avoir été reine pendant 70 ans et de n’avoir fait que très peu de gaffes. Elle n’était pas destinée à être reine. C’est son oncle, le Duc de Windsor, Edward VIII qui aurait dû prendre le trône à la suite du décès de Georges VI. Mais en vue de ses histoires personnelles, il n’a pas pu. » En effet, Elizabeth II n’était que troisième dans l’ordre de succession pour accéder au trône. Étant donné que son père n’avait pas d’héritier masculin, c’est elle qui monte sur le trône britannique en 1952. En 2011, la reine Elizabeth II décide d’abolir la règle de succession masculine qui interdisait aux femmes de régner.

Louise Auger est une passionnée de la Monarchie britannique
Photo : Marta Guerrero

Un pas en avant dans la modernité pour la monarchie britannique qui est régulée par de vieilles traditions. Louise Auger s’interroge sur la suite avec le roi Charles III. « Il y a eu de très belles cérémonies dans la famille britannique. Lors de son couronnement, la reine a reçu l’onction et elle est ensuite couronnée avec la couronne. C’est l’une des rares monarchies à l’avoir fait. C’est possible que le roi Charles III, qui est assez moderne, fasse des changements lors de cette cérémonie.

« Le moment doit être difficile, il a attendu pendant longtemps. Il était toujours le n˚2, désormais, il est le chef de l’état. Son épouse Camilla va être reine consort, c’est quelque chose qui est assez incroyable et qui n’aurait pas été pensable à une autre époque.

« Il va être intéressant de voir les changements avec le roi Charles III et ce que va apporter par la suite William.

« Il va être aussi intéressant de voir ce qui va se passer du côté de Meghan Markle et du prince Harry dans les prochaines semaines.

« C’est fascinant de voir qu’il y a toujours quelque chose qui se passe dans la famille. »

En 2022, la reine Elizabeth II était de passage à Winnipeg à l’occasion de son 50e anniversaire de règne.
Photo : Gracieuseté Société historique Saint-Boniface

| Des changements au Canada

Des changements notables sont déjà remarqués au Canada, pays du Commonwealth. Guy Jourdain, juriste, détaille davantage. « La reine Elizabeth II était la cheffe de l’état, désormais c’est son fils, qui a choisi le nom de Charles III qui est le chef de l’État.

« Outre ce changement majeur, ce sont des changements d’ordre administratif, il n’y a pas d’impact conséquent. Par exemple, désormais la Cour du Banc de la Reine se nomme la Cour du Banc du Roi. Au niveau des avocats, il y a le titre de conseiller de la Reine désormais ils seront des conseillers du Roi. Finalement en français, les initiales ne changeront pas, on le verra au niveau du titre en anglais. »

Au niveau des cérémonies de citoyenneté, désormais les nouveaux citoyens prêteront serment à Sa Majesté le roi Charles III. Le visage de la reine Elizabeth II est aussi présent sur les pièces de monnaie canadienne, la Monnaie royale canadienne a fait la déclaration suivante à ce sujet. « Le pouvoir de déterminer quel motif apparaît sur nos pièces de monnaie relève exclusivement du gouvernement du Canada. Notre rôle étant limité à la manufacture et la distribution des pièces de monnaie canadiennes, nous modifierons les futures pièces de monnaie conformément à la décision et à l’échéancier du gouvernement.

« Il est aussi utile de noter que le cours légal des pièces de circulation existantes n’est aucunement affecté par un changement de monarque. Étant donné qu’aucune loi exige que les pièces de circulation existantes soient changées ou substituées, les besoins des entreprises et des consommateurs en matière de pièces continueront à être satisfaits sans interruption. »

Les billets sont sous la responsabilité de la Banque du Canada, c’est également au gouvernement fédéral de décider si un nouveau

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