Alain Rayes, ancien député conservateur, a claqué la porte du caucus dans la foulée de l’élection de Pierre Poilievre comme chef du parti. (photo : Courtoisie PCC)

FRANCOPRESSE – Même si le début des travaux parlementaires est repoussé au 20 septembre en raison des funérailles de la reine Elizabeth II, le Parlement est déjà actif. Rappel de la Chambre pour un hommage à Sa Majesté, Trudeau et Poilievre ont échangé des passes d’armes autour de l’économie, un député conservateur québécois a claqué la porte de son parti et les parlementaires sont sommés de régulariser les sans-papiers qui travaillent au Canada.

Inès Lombardo – Francopresse

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  • Départ d’Alain Rayes du caucus conservateur

Le député québécois Alain Rayes a claqué la porte du parti le 13 septembre, au lendemain du premier caucus conservateur de la rentrée, qu’il a boycotté. Il a notamment dénoncé des «discours toxiques, irrespectueux, haineux, même menaçants à certains moments. Je ne me retrouve plus dans ma propre formation politique», a-t-il précisé.

L’ancien lieutenant politique du Québec sous Erin O’Toole, qui a appuyé la candidature de Jean Charest, siègera désormais comme député indépendant de Richmond – Arthabaska.

« M. Rayes a décidé de ne pas combattre l’inflation de Justin Trudeau. Les citoyens du comté d’Alain Rayes sont d’accord [pour combattre l’inflation], ils ont voté pour moi dans la course à la chefferie. Je pense que tous les conservateurs qui restent sont du même avis », a réagi Pierre Poilievre en point de presse au lendemain de la démission d’Alain Rayes.

  • Caucus du Bloc québécois « Tous pour le Québec »

Dans la foulée du caucus du Bloc québécois le 14 septembre, le chef, Yves‑François Blanchet, a réitéré que le son parti « portera encore plus haut et plus fort la voix de l’Assemblée nationale du Québec ».

Par voie de communiqué, le Bloc Québécois a annoncé qu’il reviendra aux Communes pour traiter du renforcement de la Charte de la langue française, la Loi 21 sur la laïcité de l’État, et les transferts en santé du gouvernement fédéral vers les provinces.

La lutte contre l’inflation, l’augmentation de la pension pour les ainés ou le redécoupage de la carte électorale, qui suggère un siège en moins pour le Québec, seront les autres sujets phares abordés par le parti cet automne. «Il y a deux sujets évidents où s’affichent des différences marquées entre le Québec et le Canada : l’environnement et la monarchie», a ajouté Yves-François Blanchet.

Deuil national pour la reine, passes d’armes entre Poilievre et Trudeau et des manifestations pour la régularisation de travailleurs sans-papiers

  • Deuil national le 19 septembre pour rendre hommage à la reine Elizabeth II

Justin Trudeau a annoncé que le 19 septembre 2022 sera un jour de deuil national au Canada, pour souligner le décès de Sa Majesté la reine Elizabeth II. La dépouille de la souveraine sera inhumée le même jour à Londres.

Une cérémonie nationale de commémoration aura lieu à la cathédrale Christ Church d’Ottawa le 19 septembre à 11 h (HAE). Les employés de la fonction publique fédérale seront donc en congé. Les provinces ont eu aussi leur mot à dire.

Voici les provinces qui observeront le Jour de deuil national :

Île-du-Prince-Édouard
Nouveau-Brunswick
Nouvelle-Écosse
Terre-Neuve-et-Labrador
Manitoba (pour le secteur des services gouvernementaux non essentiels)
Colombie-Britannique (pour les sociétés d’État, les garderies et les écoles)

  • Disputes sur le cout de la vie

« Je vous lance un défi, M. Trudeau », a affirmé Pierre Poilievre à la sortie de sa première réunion du caucus. « Si vous comprenez véritablement la souffrance des Canadiens, engagez-vous aujourd’hui pour éviter l’augmentation des taxes ou impôts pour les travailleurs et les ainés. […] Nous [les conservateurs], ne ferons pas de compromis sur l’augmentation des taxes », a-t-il précisé.

Depuis la retraite de son caucus à Saint Andrews au Nouveau-Brunswick, Justin Trudeau a riposté par trois annonces majeures pour faire face à l’augmentation du cout de la vie. Il a doublé le crédit pour la taxe sur les produits et services (TPS) durant six mois, lancé la première partie du plan dentaire et a annoncé un supplément unique de 500 $ au programme de l’Allocation canadienne pour le logement.

  • Des organisations pancanadiennes réclament une régularisation pour les travailleurs sans-papiers

Des femmes et des hommes migrants ont partagé leurs expériences depuis leur arrivée au Canada, lors d’une conférence de presse, le 14 septembre, menée par la coalition pancanadienne Migrants Workers Alliance for Change et des organisations telles qu’Oxfam Canada, Réseau Action Climat ou encore Médecins du monde.

Les organisateurs ont appelé le gouvernement Trudeau, le ministre de l’Immigration et le Parlement à adopter un programme de régularisation «largement inclusif et permanent. On ne laissera personne derrière», a ajouté Sayed Hussan, directeur de Migrants Workers Alliance for Change.

Ces travailleurs sans-papiers, qui travaillent pour la société canadienne, ont dénoncé le manque d’accès aux droits universels fondamentaux, comme les soins de santé, une paie, des conditions de travail dignes, le logement ou la justice.

Sayed Hussan a assuré que les voies temporaires vers la résidence permanente mises en place par le gouvernement Trudeau sont des «échecs retentissants, il faut un programme complet».

Des manifestations pour demander un programme régulier pour les sans-papiers sont prévues dans 12 villes canadiennes, le 18 septembre.

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