Sophie Vandale fait partie depuis quelques semaines de l’équipe de hockey des Panthers d’Ingolstadt en Allemagne. (photo : Marta Guerrero)

Depuis le 31 août, Sophie Vandale, 23 ans, a quitté la province manitobaine pour tenter une aventure sportive à l’étranger. Elle occupe désormais le poste de défenseuse pour l’équipe professionnelle de hockey des Panthers d’Ingolstadt, une ville au sud de l’Allemagne située en Bavière. 

Par Jonathan SEMAH

Sophie Vandale pratique le hockey depuis l’âge de cinq ans. Passée par le Collège Louis-Riel au début de son secondaire, le Shaftsbury High School en 10e, les Winnipeg Avros en 12e, c’est pour les études universitaires que la jeune athlète a commencé à voyager. 

À 18 ans, elle signe un contrat avec l’équipe de l’Université de l’Île-du- Prince-Édouard. Elle y a joué cinq années et a en parallèle reçu un bac en sciences et en éducation. « C’était excellent, j’ai adoré mon expérience là-bas. C’était intense et très occupé entre les cours et le sport. J’aimerais y retourner en mai ou en juin. J’ai beaucoup d’amis.es, c’est comme une grande famille et une très belle communauté. » 

Mais c’est cet été qu’elle a voulu tenter l’aventure à l’étranger à la suite de ses études. Elle raconte comment elle a trouvé une équipe en Europe. 

« C’était à moi de les contacter, c’était un peu difficile. Il fallait trouver les courriels et les numéros de téléphone pour les rejoindre. Leurs sites Web ne sont pas en anglais ou en français donc il fallait persévérer. Et au bout d’un moment, j’ai pu avoir un rendez-vous par Facetime avec la personne qui est, aujourd’hui, mon coach. Je lui ai envoyé des vidéos pour qu’il voie comment je joue et quel est mon niveau. J’avais beaucoup de questions, et lui aussi. C’était bien organisé et tout de suite, ça m’a fait aimer l’équipe. C’est comme ça que ma nouvelle aventure a commencé. » 

Ce processus n’a pas trop surpris Sophie Vandale. En effet, il ressemble à ce qu’il faut faire quand les jeunes sportifs veulent rejoindre des équipes universitaires. En revanche, partir à l’étranger est plutôt original pour Sophie Vandale. « C’est vraiment à nous de décider et savoir si on veut y aller. C’est pas mal nouveau, ça intéresse de plus en plus de monde. Je crois qu’en ce moment, j’ai quatre amis.es qui jouent en Europe. Petit à petit, j’ai l’impression que c’est une expérience de vie que les gens veulent avoir. » 

D’ailleurs, Kenzie Robinson, une autre Manitobaine qui vient d’Hamiota, est dans la même équipe que Sophie Vandale, ce qui a aidé à son intégration. 

La hockeyeuse explique aussi que c’était le bon moment pour elle d’essayer une nouvelle aventure, car elle ne se sentait pas prête pour se lancer directement dans une expérience professionnelle classique. « Tout le monde m’a dit : Vas-y, fais-le! Ce n’est pas quand tu seras plus vieille que tu le feras! Et jusqu’à présent, je ne regrette pas ce choix. » 

| Une nouvelle vie en Allemagne 

La sportive, qui avait d’autres contacts avec d’autres équipes, n’était jamais allée en Europe de sa vie. Elle raconte ses premières semaines dans cette nouvelle culture. « C’est assez différent évidemment. Rien que la langue bien sûr. Je ne peux pas encore aller dans des épiceries et demander ce dont j’ai besoin.

« Cependant la plupart des gens parlent un peu l’anglais, donc je peux quand même m’exprimer et leur poser des questions. Mon coach explique les consignes en allemand puis les répète en anglais pour moi. Avec mes nouvelles coéquipières, ça se passe bien aussi. Elles se parlent en allemand donc je n’ai aucune idée de ce qu’elles disent! Mais on me répète les choses en anglais et ça me permet d’apprendre plus vite. » 

Sophie Vandale détaille aussi son nouveau quotidien à Ingolstadt. Elle décrit une petite ville où tous les déplacements sont très faciles à vélo. Elle ajoute qu’en peu de temps, grâce au train, elle peut rejoindre Munich, une plus grande ville. 

La sportive manitobaine a signé un contrat d’une année avec cette équipe et c’est le club qui paie ses frais de logement. Si le hockey est un sport très développé au Canada où les équipes masculines et féminines remportent souvent des trophées, en Europe, c’est un sport encore en plein développement. « En Allemagne, les filles ont moins d’opportunités pour jouer. Il n’y a pas vraiment de ligue juste pour les filles. Quand elles sont jeunes, elles doivent jouer avec les garçons jusqu’à l’âge de 15 ans. 

« Et après ça, elles jouent avec nous. C’est pourquoi dans mon équipe, il y a des joueuses de 16 ans, mais aussi des joueuses de 33 ans. Il y a encore beaucoup de progrès à faire. Mais globalement, je trouve que le niveau est plutôt bon et n’a rien à envier au Canada. » 

À titre plus personnel, Sophie Vandale ne sait pas encore ce qu’elle va faire après cette année de contrat. « On verra ce qui se passera. Je jouerai peut-être une autre année, ou alors je vais rentrer chez moi. Je me laisse encore les portes ouvertes. Mais à un point, je sais que j’aimerais rentrer à Winnipeg et devenir enseignante. » 

2 COMMENTAIRES

  1. Bravo Sophie pour être tenace, audacieuse et courageuse, épanouie! Je m’intéresse à la jeunesse active depuis très longtemps et je souhaite te revoir au lac à Saint-Malo pour la bicyclette la marche, la natation! Une voisine d’été, Paulette Gosselin

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