Il s’agit de la plus faible augmentation depuis août 2021, a noté Statistique Canada.

Ce nouveau ralentissement est conforme à ce qu’attendaient les analystes et fait suite à une inflation de 5,2 % en février.

Ce ralentissement est notamment attribuable à un “effet de glissement annuel”, qui a vu les prix augmenter plus lentement par rapport à la forte hausse de l’an dernier.

Sur un an, les prix de l’essence ont en effet baissé pour le deuxième mois consécutif, après la forte augmentation enregistrée en mars 2022 en raison de l’incertitude liée à l’offre causée par l’invasion russe de l’Ukraine.

En mars, les produits alimentaires ont augmenté à un rythme plus lent en raison de la baisse des prix des fruits et légumes frais.

La Banque du Canada est devenue en mars la première grande banque centrale à suspendre sa politique monétaire agressive, en maintenant son taux directeur à 4,5 % en raison de la baisse de l’inflation.

L’institution canadienne a pour objectif d’atteindre une inflation à 2 % à la fin de 2024.

Il y a des “signes croissants que le rythme” d’augmentation des prix “se stabilise”, a déclaré Royce Mendes, analyste chez Desjardins.

Mais, selon cet expert, le ralentissement de l’inflation globale en mars “ne sera pas d’un grand réconfort pour les consommateurs canadiens”, qui ont vu les prix augmenter de 14 % depuis mars 2020 et le début de la pandémie.

“Les pressions sur les prix”, a-t-il ajouté, “ne se sont pas encore suffisamment atténuées pour que la Banque du Canada déclare sa mission accomplie et les négociations salariales à venir présentent des risques (pour la hausse de l’inflation)”.

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