Mais il avait au trimestre précédent progressé de 1,4 % selon une estimation révisée en forte hausse, ont annoncé jeudi les autorités.

“Les produits pétroliers raffinés pour combustibles, en recul de 25,4 % au troisième trimestre (…), ont été le principal facteur expliquant la diminution” du PIB, a précisé Statistique Canada dans un communiqué.

L’agence fédérale a par ailleurs révisé l’estimation du PIB canadien du deuxième trimestre, le précédent, qui a enregistré une croissance de 1,4 % plutôt que la baisse de 0,2 %, annoncée dans une première estimation en septembre.

“Les statisticiens se sont nettement ravisés aujourd’hui avec une importante révision des données du PIB précédemment annoncées”, a réagi dans une note l’économiste de la banque Desjardins, Royce Mendes, ajoutant que l’économie se trouvait en début de trimestre “en meilleure posture que ce que nous pensions”.

“Les exportations de biens et de services ont diminué de 1,3 % au troisième trimestre, après avoir affiché une hausse de 1,3 % au deuxième trimestre”, indique l’agence.

Les importations, elles, ont “légèrement reculé de 0,2 % après avoir augmenté de 1,1 % au deuxième trimestre”.

Statistique Canada note qu’une diminution des importations de vêtements, chaussures, produits du textile, services de transport, matériel et pièce électroniques a “surtout été à l’origine” de ce recul, qui a cependant été atténué par la hausse des importations de voitures, camions et services de voyage.

Avec l’incertitude de l’économie, les dépenses des Canadiens “ont été stables” au troisième trimestre, tandis que la rémunération des salariés “a progressé de 1,3 %”.

Les investissements des entreprises dans la construction non résidentielles ont “reculé de 2 % au troisième trimestre”.

Royce Mendes estime que “l’économie continue de stagner” et que les “pressions inflationnistes devraient continuer de s’atténuer dans les mois à venir”.

Le mois dernier, l’inflation canadienne avait baissé à 3,1 %, en grande partie en raison de la baisse du prix de l’essence.

La banque centrale a maintenu fin octobre son taux directeur à 5 % dans un effort de ramener l’inflation canadienne dans la fourchette cible de 1 à 3 %, après l’avoir de nombreuses fois relevé depuis un an et demi.

Sa prochaine annonce sur le taux directeur est prévue début décembre.

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