C’est ce qu’a annoncé vendredi Statistique Canada.

L’économie canadienne a créé 41.000 emplois lors du deuxième mois de l’année, soit 4.000 de plus que le mois précédent.

“Le taux de chômage est demeuré relativement stable durant les derniers mois et il s’est établi à 5,8 % au cours de trois des quatre derniers mois”, a indiqué l’institut de la statistique, dans un communiqué.

Les hausses de l’emploi se sont réparties au sein de différents secteurs, notamment les services d’hébergement et de restauration (+2,4 %) et les services professionnels, scientifiques et techniques (+0,9 %). Le salaire horaire moyen a progressé de 5 % par rapport à un an plus tôt.

Le taux d’emploi, c’est-à-dire la proportion des Canadiens de 15 ans et plus occupant un emploi, a baissé de 0,9 point de pourcentage en février par rapport “au récent sommet de 62,4 %” au cours de la même période, l’an dernier.

L’agence fédérale attribue ce recul à “la croissance démographique rapide, qui a surpassé la croissance de l’emploi” dans la dernière année.

Ayant franchi la barre des 40 millions d’habitants il y a moins d’un an en raison de l’immigration, le Canada a observé une augmentation du niveau d’emploi surtout dans les provinces de l’Alberta (ouest) et de la Nouvelle-Écosse (est), tandis qu’un recul est à noter au Manitoba (centre).

Le pays prévoit d’accueillir un demi-million d’immigrés de nouveau cette année.

“Dans l’ensemble, les données sur l’emploi en février sont plutôt mitigées. Les gains n’ont pas suffi à suivre la croissance démographique”, a réagi dans une note l’économiste de la banque Desjardins, Royce Mendes.

“Le fait que l’économie a pu créer de nouveaux emplois est une bonne nouvelle, mais le sous-emploi du marché du travail continue de s’accroître”, a-t-il fait remarquer.

Dans ce contexte, l’analyste s’attend à ce que la banque centrale continue de faire preuve de prudence et ne commence à abaisser ses taux d’intérêt qu’à partir de juin.

Mercredi, la Banque du Canada, craintive par rapport aux pressions inflationnistes sur l’économie canadienne, a annoncé le maintien à 5 % de son taux directeur.

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