« Il y a un an, les Canadiennes et les Canadiens nous ont fait confiance pour bâtir un Canada fort.
« Ensemble, nous bâtissons un Canada qui n’est pas seulement fort, mais bon; pas seulement prospère, mais équitable; pas réservé à quelques-uns, mais là pour tous », a commenté ce 28 avril le premier ministre Mark Carney.
En effet, il y a un an jour pour jour, l’ancien gouverneur de la Banque du Canada et de la Banque d’Angleterre, avec le soutien du Parti libéral du Canada (PLC), remportait la 45e élection générale.
À l’époque, le PLC avait gagné sans majorité au Parlement. Chose qui a changé un an plus tard grâce à des élections partielles et le ralliement de certains députés d’autres formations politiques.
Lors de son élection, Carney avait prôné une vision de grands projets d’infrastructure et une action gouvernementale rapide pour répondre à la détérioration des relations commerciales avec les États-Unis.
Récemment, l’Institut Angus Reid (1) a sondé l’opinion publique canadienne un an après l’accession au pouvoir de Mark Carney pour voir comment est perçu son travail et celui de son gouvernement.
D’abord, le taux d’approbation de 58 % de Carney après un an de mandat le place dans une position intermédiaire par rapport à ses prédécesseurs :
Jean Chrétien (1994) : 66 %
Justin Trudeau (2016) : 65 %
Mark Carney (2026) : 58 %
Stephen Harper (2007) : 55 %
Paul Martin (2004) : 51 %
Brian Mulroney (1985) : 43 %
Bilan positif à l’international
Une majorité de Canadiens (64 %) estime que le gouvernement a atteint ou dépassé les attentes en ce qui concerne l’amélioration de la réputation du Canada à l’étranger.
Le gouvernement a atteint pour la première fois la cible de l’OTAN de 2 % du PIB consacrés à la défense, une performance saluée par 59 % des citoyens.
Malgré l’absence d’un nouvel accord commercial, 56 % des Canadiens sont satisfaits de la gestion de la relation avec le président Donald Trump.
57 % des répondants jugent positivement les efforts pour diversifier les partenaires commerciaux du Canada.
Des déceptions pour l’économie au pays
En revanche, le mécontentement est profond en ce qui concerne l’économie domestique.
70 % des Canadiens considèrent que le gouvernement a échoué à réduire le coût de la vie. C’est d’ailleurs le défi majeur cité par 52 % de la population pour l’année à venir.
Pour l’abordabilité du logement, une forte majorité (67 %) estime que le gouvernement n’a pas répondu aux attentes dans ce domaine.
Pour la première fois, plus de Canadiens pensent que le pays fait fausse route (42 %) plutôt que de suivre la bonne direction (34 %).
Le gouvernement a également déçu sur les dossiers de l’immigration (49 % de mécontents) et de la lutte contre les changements climatiques (44 %).
Par ailleurs, selon le Polimètre du Centre d’analyse des politiques publiques (CAPP) de l’Université Laval, une initiative indépendante développée par des politologues qui vérifie si les politiciens respectent les promesses qu’ils font, le gouvernement libéral de Mark Carney n’a réalisé que 28 des 440 promesses faites durant la campagne électorale du printemps 2025, soit 9 % de promesses réalisées jusque là.
(1) Sondage réalisé en ligne du 15 au 20 avril 2026 auprès d’un échantillon aléatoire de 2 013 adultes canadiens.

