Le sujet occupe les manchettes des journaux, mais aussi les esprits des Canadiens.
Depuis plusieurs mois, la question de l’encadrement des réseaux sociaux et des agents conversationnels d’IA est un enjeu au Canada, également au Manitoba.
Récemment, la firme Léger a présenté de nouveaux résultats (1) sur les perspectives des Canadiens sur l’accès des mineurs aux technologies numériques.
L’on apprend que plus de huit Canadiens sur dix sont préoccupés par l’impact potentiel des réseaux sociaux (83 %) et des agents conversationnels d’IA (81 %) sur les jeunes.
Cette préoccupation monte à 86 % pour la région du Manitoba et de la Saskatchewan.
Pour les réseaux sociaux, environ 61 % des répondants estiment que l’accès devrait être restreint jusqu’à au moins 16 ans (32 %) ou 17 ans et plus (29 %).
Concernant l’IA, les Canadiens privilégient un seuil plus élevé, 40 % d’entre eux citant 17 ans ou plus comme âge minimum.
Sept Canadiens sur dix soutiennent l’interdiction des médias sociaux (70 %) et des agents conversationnels d’IA (69 %) pour les enfants de moins de 16 ans.
Ce soutien atteint 74 % chez les personnes de 55 ans et plus.
Bien que certains s’inquiètent des conséquences involontaires, une majorité (53 %) n’est pas préoccupée par le fait qu’une interdiction de l’IA pourrait limiter l’accès des jeunes à des outils utiles pour l’apprentissage ou la créativité.
Une majorité de répondants (55 %) estime que la réglementation de l’accès des jeunes devrait être une décision fédérale afin d’assurer une norme cohérente à travers le pays, contre 24 % qui préfèrent une approche provinciale.
Pour rappel, le premier ministre du Manitoba, Wab Kinew, a dit qu’il allait proposer une mesure visant à empêcher les jeunes de moins de 16 ans d’utiliser les réseaux sociaux et les agents conversationnels basés sur l’intelligence artificielle (IA).
Selon lui, la politique prévoirait des amendes « d’un montant jamais vu auparavant dans la province », faisant référence à des frais salés qui, espère-t-il, contraindraient réellement les entreprises technologiques à prendre cette politique au sérieux plutôt que de se contenter de payer une amende sans changer leurs méthodes.
Malgré le fort soutien aux restrictions, 60 % des Canadiens n’ont pas confiance en la capacité des entreprises technologiques à mettre en œuvre efficacement des mesures de vérification de l’âge et d’application de la loi.
(1) Le sondage a été mené par la firme Léger du 1er au 4 mai 2026 auprès de 1 848 Canadiens.


