Après une année à des postes intérimaires, la Division scolaire franco-manitobaine confirme un mandat permanent à Joel Mangin et Mireille Kazadi, respectivement nommés directeur général adjoint et directrice des services aux élèves.
Tous deux se démarquent par des parcours inspirants.
Le 6 mai, la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM), annonçait la nomination de Mireille Kazadi à la direction des services aux élèves, un poste qu’elle occupait de façon intérimaire depuis août 2025.
Pour elle, ce nouveau rôle est une façon de continuer à œuvrer pour ce qui lui tient à cœur, la réussite scolaire de tous les élèves.
Ça rejoint les motivations de son collègue Joel Mangin, lui aussi nouvellement nominé de façon permanente au poste de directeur général adjoint.
L’éducation a toujours occupé une place centrale pour ce fils et petit-fils d’enseignants. Professeur de formation, il a toujours placé la francophonie au cœur de son engagement.
Pour Mireille Kazadi, l’humain est au centre de tout. C’est une approche qu’elle préconisait déjà dans ses anciennes fonctions, tant comme orthopédagogue que directrice d’école.
« Il faut s’intéresser aux autres, les écouter, et faire de leur bien-être une priorité. C’est ce que j’entends mettre de l’avant dans cette nouvelle année scolaire, comme je l’ai toujours fait », confie Mireille Kazadi.
Bien que les derniers mois passés dans leurs nouveaux postes aient été tout un défi, avec des apprentissages et l’adaptation qui les accompagnent, tous deux affirment avoir beaucoup appris.
Joel Mangin, qui a connu une carrière loin de ressembler à une ligne droite, sait ce que c’est que de s’adapter à un nouveau poste.
Bachelier en arts, il s’est plus tard dirigé naturellement vers le milieu de l’éducation en devenant enseignant au secondaire, puis, appréciant le service aux élèves, conseiller et orthopédagogue.
Il n’a jamais pensé travailler en administration scolaire mais, lorsque l’occasion s’est présentée, il a saisi cette opportunité de faire ce qu’il a toujours aimé : avoir un impact positif sur les jeunes.
« Je ne suis pas rentré en éducation pour être directeur d’école. Je pensais juste être enseignant, mais par la force des choses, les choses avancent », raconte Joel Mangin.
Pour lui, c’est une façon de redonner l’inspiration qu’il a reçue de la part de ses parents et des enseignants qui ont croisé son parcours.
« Ma grand-mère était enseignante, mes deux parents étaient enseignants. J’ai été élevé dans un milieu où l’éducation prenait une place importante », explique-t-il.
« Je voulais avoir un effet positif sur les jeunes et aider les gens dans leur cheminement. »
Mireille Kazadi ne nie pas que le contact direct et quotidien avec les élèves lui manque, mais, au final, sa mission reste la même malgré un angle d’approche différent.
Les rencontres individuelles avec les jeunes se sont transformées en des réunions avec les directions et les différents acteurs des écoles de la DSFM.
« Ma vocation et mon objectif premier restent les mêmes : accompagner les élèves pour favoriser la réussite scolaire et s’assurer qu’ils ne manquent de rien. »
Son expérience est maintenant utilisée dans un horizon plus large et doit s’adapter aux différentes réalités qui accompagnent les élèves de la DSFM.
La division scolaire étant établie dans plusieurs communautés de la ruralité manitobaine, les élèves ont des quotidiens qui peuvent être fort différents les uns des autres.
De plus, desservant un nombre constamment grandissant de jeunes issus de l’immigration, la DSFM compose avec des parcours et des bagages culturels très variés.
Selon Mireille Kazadi, son parcours de personne immigrante étant arrivée au pays il y a plus de 30 ans est une force importante.
« Ça me permet de comprendre les réalités de mes élèves et de m’y intéresser. »
Même si les défis ne manquent pas pour les prochains mois, les nouveaux directeurs voient leurs mandats d’un bon oeil.
Ils ont acquis, dans la dernière année, assez d’expérience pour savoir à quoi s’attendre.
Joel Mangin anticipe déjà la prochaine rentrée scolaire.
« On vit une pénurie d’enseignants au Manitoba, surtout en français », rappelle Joel Mangin.
Cependant, la motivation à préserver la francophonie pour ce finissant de la DSFM est intacte.
« Quelqu’un doit prendre la relève. On doit former la prochaine génération et assurer que la francophonie soit maintenue au Manitoba. »


