La communauté francophone du Manitoba rayonne bien au-delà de ses frontières. Preuve en est : quatre joueuses de la province sont déjà engagées avec l’équipe de soccer de l’Université de Moncton, et d’autres pourraient s’ajouter à la liste d’ici la fin du mois.
Du 21 au 25 mai, Dale Turcotte, entraîneur adjoint et responsable du recrutement de la formation néo-brunswickoise, se rendra au Manitoba. Son objectif? Renforcer un effectif qu’il souhaite faire passer de 21 à 25 ou 26 athlètes.
« Dans le passé, on était typiquement une équipe de la région maritime. Maintenant, on a trois joueuses venant de la région de Winnipeg. Et puis, avec le lien avec la communauté francophone à Winnipeg, on espère avoir encore plus de joueuses. »
Sage Baldwin, Lauren Hokanson et Faith Seney ont été recrutées ces deux dernières années, tandis qu’une quatrième, Anna Fischer, intégrera l’équipe en 2027.
Alors que l’effectif actuel provient majoritairement de l’Est du Canada, ces Manitobaines incarnent la percée du programme vers l’Ouest.
Dale Turcotte souligne qu’il devient de plus en plus difficile, mais crucial, de dénicher des bassins de talents francophones à travers le pays.
En raison de la taille restreinte du Nouveau-Brunswick, ce recrutement national est indispensable pour élever le niveau de jeu de l’équipe.
Profil recherché : au-delà du talent sportif
Pour les candidates potentielles, les critères de sélection dépassent le simple cadre athlétique.
Le programme recherche des étudiantes-athlètes dotées d’un fort esprit d’équipe et prêtes à s’investir dans la communauté locale.
L’Université de Moncton étant un établissement francophone, la maîtrise du français est indispensable. Toutefois, que les joueuses soient de langue maternelle ou issues de l’immersion française ne change rien à leur admissibilité.
« Surtout pour les étudiantes en immersion française, il y a beaucoup de bourses qui peuvent les aider à venir étudier en français chez nous », ajoute Dale Turcotte.
L’entraîneur rappelle également que ce programme est un excellent tremplin pour l’avenir, propulsant régulièrement ses diplômées vers le sport de haut niveau pendant ou après leurs études.
« On a eu une fille dans les années 2010, qui a joué pour l’équipe nationale de Haïti. On a aussi eu plusieurs joueuses, au fil des années, qui ont fini sur la première et deuxième équipe d’étoiles de sport universitaire de l’Atlantique. Et cette année, une de nos recrues était dans l’équipe de U Sports. »
