Avec des informations de Félix GUICHARD.
The State of 2SLGBTQ+ Communities in Manitoba publié, plus tôt cette semaine, par le Rainbow Resource Centre révèle un paysage communautaire en transition.
Si une large majorité de Manitobains 2SLGBTQ+ (79 %) identifient des espaces où ils peuvent être eux-mêmes, une fracture nette subsiste entre l’inclusion générale et l’accès à des espaces exclusivement dédiés.
Seuls 18 % des répondants estiment qu’il existe suffisamment d’espaces réservés à la communauté. Cette rareté des lieux sécurisants et affirmants est perçue comme un obstacle majeur au bien-être.
Ce rapport, le premier du genre au Manitoba, souligne que la connectivité en ligne est devenue le mode d’interaction dominant (57 %), palliant potentiellement un manque d’infrastructures physiques accessibles, notamment en zone rurale.
Les enjeux de santé mentale (61 %) et la discrimination (36 %) demeurent les préoccupations majeures.
Sans présenter de recommandations, l’analyse doit notamment aider le Rainbow Resource Centre à susciter des discussions avec ses partenaires, à trouver des occasions de défense des droits et à mieux coordonner les services destinés aux personnes 2SLGBTQ+, peut-on lire en introduction du document.
« La communauté doit se mobiliser et leur montrer que nous ne nous contentons pas de faire entendre notre voix […] mais que nous allons réellement nous engager, que nous allons prendre le temps, pendant la semaine ou le week-end, de nous mobiliser pour défendre nos convictions », a notamment déclaré Rae Gunn de Pride Winnipeg, pendant le panel.
Même constat pour Sunday Queskekapow qui a souligné que « la communauté queer ne peut pas assumer seule, en interne, l’ensemble des besoins en matière de soutien et d’accès qui sont les nôtres en tant que communauté, et que le reste du Manitoba doit se mobiliser. »
(1) L’étude repose sur deux sondages en ligne distincts menés par Probe Research en 2025. 623 répondants, de février à novembre 2025, puis 1 000 de mai à juin 2025.
