La date de renouvellement de l’accord de libre-échange entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique (ACEUM), prévue mercredi, devrait être dépassée, alors que les négociations entre les trois pays se poursuivent, sans qu’un terrain d’entente ne semble jusqu’ici en vue.
L’accord, signé durant le premier mandat de Donald Trump, prévoit que les trois Etats puissent le renouveler au plus tard le 1er juillet, le prolongeant ainsi de 16 ans.
Dans le cas contraire, l’accord est prolongé d’année en année, avec une revue prévue annuellement, à moins qu’un Etat n’annonce s’en retirer.
En début de mois, le président américain avait assuré qu’il n’envisageait pas de renouveler l’accord en l’état, alors que Washington a débuté des séries de négociations bilatérales avec Mexico et Ottawa.
Un nouveau tour de négociations est d’ailleurs prévu entre les Etats-Unis et le Mexique le 20 juillet, aucune nouvelle date n’ayant été annoncée concernant celles avec le Canada.
Mardi, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a déclaré, lors d’une conférence de presse, attendre de savoir si les Etats-Unis prévoient de rester dans l’accord ou non.
“Cette lettre doit être signée avant mercredi, donc avant demain matin. J’ai moi-même d’ores et déjà signé celle concernant la position mexicaine, qui est que nous voulons un renouvellement pour 16 ans”, a ajouté Mme Sheinbaum.
Selon elle, “le secrétariat de l’Economie au Canada a également signé, nous attendons désormais simplement la réponse des Etats-Unis”.
Si la date du 1er juillet est “symboliquement importante”, la dépasser n’aura pas de conséquence immédiate pour le commerce entre les trois pays, a souligné auprès de l’AFP Greta Peisch, du cabinet Wiley Rein.
Mme Peisch a rappelé que le gouvernement américain a pointé deux éléments sur lesquels il souhaite voir l’ACEUM évoluer.
“L’un concerne des évolutions permettant de renforcer l’industrie, notamment aux Etats-Unis” alors que l’autre est de trouver une issue aux “principaux points de conflit”, tels que celui concernant les restrictions canadiennes sur les produits laitiers.
Le Canada et le Mexique sont parmi les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis mais ont également été les premières cibles de droits de douane par Donald Trump lors de son retour à la Maison Blanche, en janvier 2025.
Le président américain accusait les deux pays de ne pas lutter suffisamment contre le trafic de fentanyl et les flux migratoires vers son pays, décidant de leur appliquer cette surtaxe en représailles.
Selon les données de Mexico et Ottawa, plus de 80 % des produits mexicains et canadiens exportés vers la première économie mondiale le sont dans le cadre de l’ACEUM, ce qui les protège des droits de douane.
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