– Minerais critiques –

Selon François-Philippe Champagne, les “grandes tendances mondiales”, et notamment l’appétit croissant de l’économie mondiale pour les minerais critiques, jouent en faveur du Canada qui dispose d’importantes ressources minières.

“Nous avons les minerais critiques pour alimenter la croissance et je dirais que beaucoup de monde voit les minerais critiques comme le carburant du XXIe siècle”, a-t-il poursuivi en soulignant aussi les ressources en hydrocarbures du pays.

Interrogé sur les critiques de certains investisseurs vis-à-vis des lenteurs bureaucratiques et des longs processus de consultations avant de pouvoir lancer un investissement dans le pays, le ministre a assuré que “le monde a changé”.

“Les gens ont compris la nécessité de la rapidité et des compétences pour saisir cette opportunité en or”, a affirmé François-Philippe Champagne.

– “Confiance” –

Le Canada pourrait-il chercher à se présenter lors de ce sommet comme une alternative face à des États-Unis perçus comme de plus en plus imprévisibles ?

“Je ne me compare pas aux autres”, balaye le ministre, “les capitaux iront là où ils trouvent des opportunités”.

Mais “aujourd’hui, ce que les gens recherchent d’abord et avant tout, c’est stabilité, prévisibilité (…). Le Canada inspire confiance. La ressource la plus recherchée aujourd’hui, c’est la confiance”, s’empresse-t-il d’ajouter.

A l’issue de ce sommet, Mark Carney, qui a opéré un rapprochement inédit entre le Canada et l’Union européenne, s’envolera pour Strasbourg où il doit assister mercredi au discours sur l’état de l’Union de la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, avant de s’exprimer lui-même le lendemain devant les eurodéputés.

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