Pour Jill Barber, se produire dans la capitale manitobaine revêt un caractère bien particulier. « Mes parents sont nés et ont grandi à Winnipeg, donc pour moi, cette ville, c’est très particulier », confie-t-elle.

Elle évoque également ses grands-parents, qui ont toujours vécu dans les Prairies, renforçant ce lien familial et affectif.

« Cette opportunité de revenir à Winnipeg comme chanteuse avec le Winnipeg Symphony Orchestra, c’est très, très spécial pour moi », ajoute-t-elle.

Connue principalement comme auteure-compositrice-interprète anglophone, Jill Barber entretient pourtant depuis plusieurs années une véritable histoire d’amour avec la langue française.

Si elle admet que « parler en français, c’est beaucoup plus difficile » pour elle, la musique est devenue son moyen privilégié pour renouer avec la langue qu’elle avait commencé à étudier dans une école d’immersion à Toronto, où elle a grandi.

Après une expérience marquante au Festival de jazz de Montréal, elle décide de replonger dans le français par le biais du chant en traduisant ses textes en français. Elle décide ensuite de s’inscrire dans une école de langue française dans le sud de la France pour améliorer sa pratique.

Une love affair

Là, le soir après les cours, elle y découvre les grands noms de la chanson française. « J’ai trouvé cette musique très romantique, elle a capturé mon cœur », explique-t-elle. « C’est une petite love affair », ajoute-t-elle en souriant.

Cette démarche l’a menée à enregistrer Chansons, un album entièrement en français.

« Mon album Chansons continue d’être mon album le plus populaire aujourd’hui », souligne-t-elle avec fierté. Inspirée par Édith Piaf, Charles Trenet, Jacques Brel ou encore par l’univers du film Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, Jill Barber célèbre aujourd’hui « l’esprit de la romance et du drame » à travers ce programme symphonique développé avec le chef d’orchestre Lucas Waldin.

Chanter avec le Winnipeg Symphony Orchestra représente toutefois un défi, tant par l’exigence du français que par l’univers de la musique classique, éloigné de ses habitudes. Mais le plaisir et la fierté l’emportent.

Parmi les moments forts du concert, la chanteuse cite Padam, padam…d’Édith Piaf, une chanson qu’elle affectionne tout particulièrement. « C’est beaucoup de fun pour moi de chanter cette chanson, parce que la chanteuse est un petit peu folle, et je peux être un petit peu folle moi aussi », raconte-t-elle, évoquant l’énergie décuplée que lui procure l’interprétation de ce titre.

Avec les arrangements et l’orchestre, je crois que ça va être magique », rajoute-elle.

Heureux hasard du calendrier, le 6 février est aussi l’anniversaire de Jill Barber. « L’opportunité de donner ce spectacle ce jour-là, c’est vraiment un cadeau pour moi », dit-elle. Une soirée placée sous le signe de l’amour, de l’évasion et de la romance, que l’artiste espère offrir comme une petite échappatoire à la réalité » pour le public winnipegois.

Under Paris Skies, ce 6 février à partir de 19 h 30.