Cette situation résulte principalement d’une contraction marquée des exportations (-4,7 %), la plus forte baisse en pourcentage depuis avril 2025, tandis que les importations ont reculé de manière plus modérée (-1,1 %), indique Statistique Canada.

Les exportations totales s’établissent à 62,5 milliards $ en janvier. En volume (termes réels), le recul est encore plus prononcé avec une baisse de 5,8 %.

Les importations totales ont atteint 66,1 milliards $.

Le secteur automobile a été le principal moteur de cette baisse, affecté par des arrêts de production saisonniers prolongés.

Les exportations de véhicules automobiles et de pièces ont chuté de 21,2 % pour atteindre 5,4 milliards $. Il s’agit de leur plus bas niveau depuis septembre 2021.

La hausse de 4,1 % des exportations énergétiques a partiellement atténué la baisse globale :

Les exportations de gaz naturel ont augmenté de 23,7 % (prix et volumes), stimulée par des conditions hivernales extrêmes aux États-Unis.

Quant au pétrole brut, une troisième hausse mensuelle consécutive (+1,8 %) a été observée. 

Pour le commerce avec les États-Unis, l‘excédent commercial avec ce pays s’est légèrement contracté, passant de 5,7 milliards $ en décembre à 5,4 milliards en janvier. Les exportations et les importations ont toutes deux diminué.

Et pour le commerce avec les pays autres que les États-Unis, le déficit s’est nettement accentué, passant de 7,0 milliards à 9,0 milliards $.

Cette dégradation s’explique par la chute des exportations d’or vers le Royaume-Uni et la hausse des importations de machines industrielles chinoises.