« L’économie canadienne reste confrontée à l’incertitude élevée liée à la politique commerciale américaine et aux risques géopolitiques », alerte Tiff Macklem, le gouverneur de la Banque du Canada.
Tiff Macklem souligne d’ailleurs que la « guerre en Iran vient ajouter une nouvelle couche d’incertitude. »
« Son impact sur les économies mondiale et canadienne va dépendre de la durée du conflit et de la mesure dans laquelle il va s’étendre ailleurs au Moyen-Orient », ajoute-t-il dans une déclaration. « Il est trop tôt pour évaluer les répercussions de la guerre sur la croissance au Canada », précise-t-il.
Justement, en ce qui concerne l’économie canadienne, la Banque du Canada indique qu’elle « reprend de l’expansion, mais à un rythme plus lent que ce qui était prévu en janvier. »
La banque centrale estime par ailleurs « que la croissance à court terme sera plus faible que prévu, et la révision de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique est un gros point d’interrogation. »
C’est donc avec ce contexte en tête que le Conseil de direction a décidé de maintenir le taux directeur à 2,25 %. Il s’agit d’ailleurs du même niveau depuis le mois d’octobre.
Néanmoins, « nous restons prêts à réagir au besoin si les perspectives changent », prévient Tiff Macklem.
La prochaine date d’établissement du taux cible du financement est prévu le 29 avril 2026. La Banque publiera en même temps le Rapport sur la politique monétaire d’avril.


