Les Prix d’excellence annuels de l’Alliance médias jeunesse (AMJ) sont de retour pour leur 48e édition en 2026.

Présentés tous les deux ans en français, ces prix bilingues visent à reconnaître les efforts déployés par des projets médiatiques canadiens destinés à un public jeune.

Cette année, l’AMJ a nommé deux sociétés de production franco-manitobaines aux prix dans la catégorie Contenu à valeur aspirationnelle : Féeli Tout, produit par Les Productions Rivard, et La Brigade par Manito Média.

La cérémonie de remise des prix aura lieu le 26 mai à Montréal. D’ici là, Micheline Arbez et Louise Deniset (respectivement des Productions Rivard et de Manito Média) ont toutes les raisons d’être fières et reconnaissantes.

Les Productions Rivard

Pour Les Productions Rivard, c’est l’épisode Le Mondial Planche-Go ! de leur série Féeli Tout qui a été nommé.

Cette série en deux saisons, inspirée des livres de Cindy Roy, suit les aventures d’une conteuse féérique à travers son marais et au-delà, en compagnie de ses amis humains et animaux.

Pendant ces aventures, Féeli Tout encourage la curiosité et le goût de la lecture chez les jeunes, tout en leur transmettant d’autres leçons de vie.

Dans l’épisode, son ami Oscargot (un petit escargot violet) s’inscrit à un concours de planche à roulettes; bien qu’il ne le gagne pas, il vit une expérience enrichissante, se fait des amis, dont son idole.

Micheline Arbez, productrice principale chez Les Productions Rivard, résume comment ce travail a pu trouver écho pour se retrouver aux Prix d’excellence.

« Ça donne de l’espoir. L’épisode encourage la poursuite des passions et intérêts, et montre à l’enfant que, même si tu ne gagnes pas, tu peux quand même retirer quelque chose de cette expérience. »

Ce n’est pas la première nomination aux Prix d’excellence pour Les Productions Rivard, basées au Manitoba, mais l’importance d’être nommé est bien reconnue par l’équipe.

Comme Féeli Tout est le premier dessin animé réalisé par Rivard, Micheline Arbez est ravie du succès de la série.

Elle le décrit comme une « grande fierté » pour la société de production, ainsi que pour Cindy Roy, les acteurs, l’équipe technique et les animateurs de Loogaroo au Nouveau-Brunswick.

« Nous y avons cru dès le départ, avec ou sans nomination. Ça confirme que cette histoire a du poids », dit-elle.

Manito Média

La Brigade, produite par Manito Média, a été nommée pour la première fois pour les Prix d’excellence 2026 de l’AMJ – en particulier, pour l’épisode intitulé La directrice n’est pas obligée d’édicter de règles.

La série suit un groupe d’adolescents qui s’opposent aux règles édictées par la directrice de leur école.

À travers ce parcours, ils en apprennent davantage sur eux-mêmes, ainsi que sur la vie des figures d’autorité qui les entourent.

Visant à avoir une série qui met de l’avant la diversité, la plupart des jeunes dans ce groupe sont des Métis francophones.

Cependant, la série met aussi en vedette Aby, qui vient d’une famille africaine, ainsi que Phil, un étudiant en fauteuil roulant.

En parlant de l’épisode, Louise Deniset (productrice au contenu, superviseuse de scénario chez Manito Média) note que toute l’équipe savait quel épisode était le meilleur de la saison.

« Pendant la production de la deuxième saison, tout le monde a vraiment trouvé son jeu et son rythme ensemble. Mais c’est vraiment dans cet épisode qu’on retrouve tout ce bon travail, et c’est pour ça que c’est si touchant de d’être nommé. »

Bien que la série soit généralement de nature absurde, elle trouve que l’épisode nommé reste toujours drôle et absurde, tout en apportant quelques petites larmes.

Le personnage principal, Sarah, commence l’épisode en cherchant une nouvelle règle contre laquelle se battre.

Lorsqu’elle comprend que la directrice est trop triste pour supporter ses espiègleries, la jeune fille et ses amis décident de tout faire pour lui remonter le moral.

Louise Deniset explique que l’épisode cherche à donner aux jeunes de La Brigade l’occasion d’interagir avec les adultes autrement que dans l’insolence, afin d’aider à apaiser le climat morose qui règne à l’école.

« C’est une occasion de faire mieux pour tout le monde autour de nous, explique-t-elle. Avec du courage et de l’imagination, c’est possible d’améliorer le monde autour de soi. »