Passé par le Valour FC en tant qu’entraîneur adjoint, Jean-Baptiste Pierazzi est désormais l’entraîneur principal de l’équipe masculine du Bonivital Soccer Club.

Avant d’entraîner, Jean-Baptiste Pierazzi a connu plusieurs expériences dans le soccer professionnel, notamment comme joueur en Ligue 1 avec l’AC Ajaccio en France et en MLS, aux États-Unis.

Il sera très attentif au déroulement de cette compétition qui aura lieu dans trois pays : le Canada, les États-Unis et le Mexique.

L’ancien joueur a hâte de voir comment les choses vont évoluer alors que pour la première fois la Coupe du monde change de format en accueillant 48 équipes, contre 32 traditionnellement.

« Cela veut dire que pour la première fois des plus petites nations du soccer pourront participer. Alors, je suis très curieux de savoir comment ça va se passer.

« Ça a engendré des critiques, mais selon moi, ça montre que le soccer évolue, qu’il se développe partout. L’on va voir que ça travaille très bien ailleurs aussi, et que la différence est de moins en moins grande entre les très fortes nations et les petites nations. Donc c’est vraiment la première chose qui va m’intéresser dans la phase de groupe préliminaire. »

La Coupe du monde de la FIFA 2026 compte 12 groupes de 4 équipes. Seules 16 équipes sont éliminées à l’issue du premier tour. Se qualifient pour la suite : les 2 premiers de chaque groupe (24 équipes) et les 8 meilleurs troisièmes.

Jean-Baptiste Pierazzi, entraîneur principal de l’équipe masculine du Bonivital Soccer Club.
Jean-Baptiste Pierazzi, entraîneur principal de l’équipe masculine du Bonivital Soccer Club. (photo : Marta Guerrero)

Quelles ambitions pour le Canada?

Le Canada est lui dans le groupe B en compagnie de la Suisse, le Qatar et la Bosnie-Herzégovine qui sera son premier adversaire ce 12 juin à 14 h (heure du Manitoba).

Il s’agira de la troisième participation du Canada à la phase finale de la Coupe du monde après 1986 et 2022. Que peut-on attendre de l’équipe nationale?

Selon Jean-Baptiste Pierazzi, les joueurs entraînés par Jesse Marsch peuvent nourrir certaines ambitions.

« Le Canada a énormément progressé toutes ces dernières années. Déjà, premièrement, même si c’est un pays organisateur, je pense qu’il ne faut pas juste se contenter de simplement participer. Aujourd’hui, le Canada a de quoi rivaliser avec certaines grandes nations.

« Pour moi, une coupe du monde réussie, ça serait de sortir des groupes préliminaires. Et ensuite, passer un tour à élimination direct pour se rendre en huitièmes de finale.

« Si les joueurs se rendent là, ils pourront dire qu’ils ont réussi leur coupe du monde. Et après, on ne sait jamais, sur un match, tout est possible. »

L’entraîneur du Bonivital Soccer Club sent aussi le soutien populaire grandir autour de cette équipe. Puis, au-delà du résultat sportif, Jean-Baptiste Pierazzi espère que le Canada continuera à développer le soccer après cette grande compétition internationale.

« C’est le but d’avoir la chance d’organiser une coupe du monde. Il faut absolument que ça crée un boom pour le soccer ici. On l’a vu, dans chaque coupe du monde, ça inspire des jeunes, ça inspire une nouvelle génération, des nouveaux entraîneurs, de nouvelles personnes qui s’intéressent au sport. Et dans un continent où ce n’est pas forcément le sport numéro un, c’est hyper important.

« Donc, il ne faut pas s’arrêter à la Coupe du monde, ce qui compte c’est tout ce qui va suivre. Et les clubs, les organisations provinciales, l’organisation nationale, c’est tous ceux-là qui devront vraiment continuer à pousser. »

Qui sont les favoris pour le titre?

L’Argentine, championne du monde en titre, l’Espagne, qui a gagné le Championnat d’Europe en 2024, la France, championne en 2022 ou encore le Brésil qui compte déjà cinq titres dans cette compétition, quelle équipe a le plus de chances de l’emporter?

Pour Jean-Baptiste Pierazzi, l’Espagne est le grand favori.

« Pour moi, c’est l’Espagne parce qu’aujourd’hui, c’est l’équipe qui maîtrise le mieux les matchs, ils ont un jeu basé autour de la possession, ils défendent bien, ils ont de jeunes joueurs qui sont hyper talentueux.

« La France a également une très belle équipe et a bien performé dans les dernières compétitions. Quant à l’Argentine, je suis obligé de les mettre dans cette discussion, car ils sont les champions en titre. »

En tant que fin observateur du soccer mondial, Jean-Baptiste Pierazzi mise aussi sur une équipe un peu moins connue, mais qui lui plaît beaucoup : le Japon.

« Je ne les vois peut-être pas gagner, mais je les vois faire une très belle compétition. C’est surtout un pays qui a restructuré tout son programme de soccer, basé énormément sur la technique, la maîtrise du ballon.

« Ils ont une façon de jouer que je prône moi aussi, leur entraîneur est un adepte du jeu de position et du jeu de relation. J’ai très hâte de les voir jouer. »

Le premier match de la compétition a lieu ce 11 juin à 14 h (heure du Manitoba) et opposera le Mexique à l’Afrique du Sud. La grande finale aura lieu le 19 juillet.