Une activité ouverte à tous, pensée autant pour découvrir le sport que pour créer des rencontres en français.

« Un ballon suffit pour commencer à faire du basket. »

C’est l’esprit de l’initiative de Sports en français, organisée gratuitement tout l’été à Saint-Boniface dans le cadre des Jeudis Franco Thursdays.

Il s’agit de la troisième année de participation de Sports en français aux Jeudis Franco Thursdays. Chaque été, l’organisme tente d’y proposer différentes activités, selon ses moyens.

Il a notamment offert du yoga au Patio 340 et du soccer au parc Joseph-Royal. Cette année marque aussi la deuxième édition des séances de basketball dans le cadre de ces jeudis francophones.

Selon Lyes Mahdi Aknouche, agent de programmation à Sports en français, elles sont proposées « avec l’envie de faire découvrir cette discipline et, en même temps, surtout de faire rencontrer la communauté ».

Au sein de l’organisme, il contribue depuis trois ans à mettre en place des programmes destinés aux enfants comme aux adultes.

« On essaie de faire participer tout le monde : la communauté francophone, les nouveaux arrivants et les francophones qui viennent d’autres régions s’installer ici. »

Les rencontres seront animées par l’équipe de Sports en français. Lyes Mahdi Aknouche, lui-même coach de basketball après avoir pratiqué ce sport pendant près de 20 ans, sera présent à certaines d’entre elles.

« Ce programme me tient à cœur, car c’est un sport que j’adore. »

Un terrain ouvert à tous

Tous les jeudis, du 2 juillet au 27 août, le basket occupera le parc Provencher, sur le terrain de basket extérieur situé en face du centre Notre-Dame.

De 18 h 30 à 20 h 30, les amateurs de basket pourront s’y retrouver, à condition, bien sûr, de s’inscrire. « Le principe est simple : l’inscription est obligatoire », souligne l’agent de programmation.

L’inscription se fait en ligne, rapidement, sur la page dédiée des Jeudis Franco Thursdays.

Il sera aussi possible de remplir le formulaire d’inscription sur place, le jour même. Attention, toutefois : les places seront limitées, car il n’y a qu’un seul terrain.

« On établit toujours un plafond d’environ 20 participants pour que ce soit gérable et surtout pour que les gens aient du temps pour pratiquer durant ces deux heures. »

Tous seront les bienvenus, quel que soit leur niveau : francophones, bilingues ou anglophones, petits et grands, dès l’âge de 5 ans.

Pour Lyes Mahdi Aknouche, la gratuité de l’activité « rentre dans l’ADN » de l’organisme.

« Notre mission, c’est vraiment de faire découvrir des sports et des activités auxquels la communauté francophone a généralement plus difficilement accès, surtout en raison de la barrière de la langue. Si l’on ajoute à cela la barrière financière, cela devient encore plus compliqué. »

Le basket sans pression

Aucun matériel ne sera nécessaire pour participer, souligne-t-il d’ailleurs. À ses yeux, la simplicité fait partie de l’esprit même du basketball.

« L’essentiel, c’est vraiment le terrain. C’est un sport qui a une âme qui vient de la rue. »

Pas de soirée type non plus. Si Sports en français a bien prévu un plan, les activités proposées dépendront du nombre de personnes présentes, des âges et des niveaux.

Trois contre trois en mode streetball, match classique en cinq contre cinq, ou initiation pour les plus jeunes et les débutants seront autant de possibilités.

« On s’adaptera toujours pour vraiment faire plaisir aux gens et leur faire passer un bon moment », précise Lyes Mahdi Aknouche.

Ces soirées gratuites se veulent aussi une vitrine pour Sports en français et son programme de basketball, le Club Sport basketball.

Lyes Mahdi Aknouche en résume le mandat ainsi : « L’idée, c’est vraiment que l’enfant découvre ce sport et comprenne comment il fonctionne, dans un contexte récréatif. C’est vraiment le plaisir du moment. »

L’agent de programmation nuance cependant : l’objectif n’est pas tant de promouvoir un programme que de montrer comment le sport peut aussi se vivre au sein de la communauté francophone.

La convivialité reste le mot d’ordre de ces sessions volontairement informelles.

« Vraiment, on est là pour se rencontrer, apprendre à se connaître et découvrir d’autres personnes, peut-être de futures amitiés. »

Enfin, Lyes Mahdi Aknouche estime que le succès de ces séances ne se mesurera pas seulement au nombre de participants.

« Moi, au moment où il y a un enfant qui va découvrir ce sport et qui va se dire : oui, je voudrais en faire, pour moi c’est déjà une réussite. »

La clé d’une saison estivale réussie pour Sports en français? Avoir transmis « l’amour de la balle orange ».