Après 1986 et 2022, cette édition 2026, troisième participation du Canada à une Coupe du monde, est historique. En effet, jusque-là, le pays n’avait pas gagné un match pendant un Mondial de soccer ou même atteint ce niveau de la compétition.

Ces deux éléments ont été corrigés. Le Canada a terminé à la deuxième place du groupe B derrière la Suisse, mais devant la Bosnie-Herzégovine et le Qatar.

Ce résultat permettra à l’équipe entraînée par Jesse Marsch de disputer un 16e de finale dimanche 28 juin à 14 h (heure du Manitoba) contre l’Afrique du Sud.

Avant d'entraîner, Jean-Baptiste Pierazzi a connu plusieurs expériences dans le football professionnel, notamment comme joueur en Ligue 1 avec l’AC Ajaccio et en MLS.
Avant d’entraîner, Jean-Baptiste Pierazzi a connu plusieurs expériences dans le football professionnel, notamment comme joueur en Ligue 1 avec l’AC Ajaccio et en MLS. (photo : Marta Guerrero)

Le Canada a ses chances

Jean-Baptiste Pierazzi, entraîneur principal de l’équipe masculine du Bonivital Soccer Club à Winnipeg, a observé de près le parcours du Canada. Il revient sur cette première partie de tournoi satisfaisante.

« Effectivement, je pense qu’ils sont en train de réaliser une bonne Coupe du Monde. La victoire 6-0 contre le Qatar, il ne faut pas se dire que c’était facile.

« Au contraire, il faut toujours aborder les matchs de la meilleure des façons. C’est ce qu’ils ont fait.

« Je pense que contre la Bosnie, ils ont fait un match nul, mais ils auraient peut-être mérité de remporter le match. Ensuite, face à la Suisse, je pense aussi que les gens ne connaissent peut-être pas bien cette équipe.

« C’est un pays qui travaille très bien, c’est une très bonne nation de football, et ils ont une très belle génération. Je pense que la Suisse peut peut-être faire quelque chose de bien dans cette Coupe du monde. Le fait que le Canada perde ce match-là, bien sûr qu’il y a la déception, parce qu’on aurait aimé que le Canada finisse premier du groupe, mais ils ont quand même tenu tête à une belle nation européenne », résume Jean-Baptiste Pierazzi.

Après avoir joué leurs premiers matchs au Canada, les coéquipiers de Jonathan David joueront cette fois-ci leur prochaine partie aux États-Unis, au SoFi Stadium de Los Angeles. Jean-Baptiste Pierazzi ne croit pas que ce soit un désavantage, même si « ça aurait été mieux de jouer à la maison », confie-t-il.

Un retour d’Alphonso Davies?

Au-delà du lieu du terrain, le Canada aura toutes ses chances de remporter ce match face à l’Afrique du Sud, selon Jean-Baptiste Pierazzi, ancien joueur professionnel.

« Il ne faudra pas les sous-estimer, mais effectivement, c’est un pays que le Canada est capable de battre cette année », affirme-t-il.

D’ailleurs, pour cette partie décisive, le Canada pourrait compter sur le retour de son joueur vedette Alphonso Davies, blessé depuis le début du Mondial. Ça serait un avantage certain, assure Jean-Baptiste Pierazzi.

« On espère le voir et on espère qu’il apporte tout son talent à l’équipe.

« C’est un joueur tellement important. C’est aujourd’hui le plus grand joueur canadien. Rien que le fait qu’il soit sur le terrain, ça va donner de la force aux autres.

« On pensait peut-être le voir un petit peu sur le dernier match. Ça n’a pas été le cas. Mais en tout cas, oui, je pense que c’est vraiment l’élément supplémentaire qui peut les aider. »