– Ounahi en pleine lumière –

Le gardien Yassine Bounou, bien trop sollicité dans les premières minutes, a sauvé les siens très tôt avec une parade de handballeur, de la jambe gauche, sur un tir de Tani Oluwaseyi (10e).

Le jeu a surtout été ralenti par un nombre incalculables de fautes, souvent d’anti-jeu, sanctionnées par six cartons avant la mi-temps. Une poussette du capitaine Achraf Hakimi dans le dos de Richie Laryea a même accouché d’une mêlée, avec un jaune à la clé pour chaque joueur.

Après la pause, le match a repris comme il s’était terminé : sur la distribution d’un avertissement, cette fois pour le Canada. Et c’est sur cette “biscotte” que le Maroc s’est jeté avec gourmandise…

Sur le coup franc, Hakimi a profité d’un relâchement de la défense pour servir en retrait, plein axe à l’extérieur de la surface, Azzedine Ounahi. L’ancien Angevin et Marseillais, désormais à Gérone en Espagne, a placé un plat du pied au sein d’une forêt de joueurs (50e, 1-0).

Cela ressemblerait presque à un braquage parfait pour l’équipe championne d’Afrique sur tapis vert (une décision contestée par le Sénégal devant le Tribunal arbitral du sport), qui a marqué sur son deuxième tir cadré.

Leurs supporters s’en sont bien moqués, en tout cas, eux qui ont animé le stade de Houston à grands renforts de clappings et de sifflets stridents.

Ces derniers ont redoublé avant un coup franc intéressant de Jonathan David, que l’avant-centre de la Juventus a envoyé au-dessus (78e), et les encouragements sont revenus après une frappe lointaine de Tajon Buchanan captée par “Bono” (79e).

Ounahi a doublé la mise peu après d’un missile en pleine lucarne, devant le virage marocain, sur un service en retrait de Brahim Diaz (82e, 2-0).

Rahimi a été récompensé de sa belle activité au bout du temps additionnel (90e+8, 3-0), quelques minutes après avoir envoyé une tête sur la barre transversale.

C’est très cher payé pour des “Canucks” valeureux, premiers co-organisateurs à être éliminés. Mais avant même son dernier match à Houston, l’équipe de Jessie Marsch avait déjà accompli sa mission : atteindre les 8es de finale, après n’avoir jamais gagné le moindre match en deux Mondiaux précédents.

jta/obo