Trois jours après la finale épique remportée face aux Honey Badgers de Brampton 98 à 84, Rhéanne Marcoux, présidente des Sea Bears, a encore du mal à réaliser ce que l’équipe a accompli.

Elle pense encore aux dernières secondes de match avant la victoire.

« On est tous encore un peu choqués. Quand le tir de Simon est rentré, on s’est serré dans nos bras en criant, c’était vraiment incroyable. Je pense que c’est une image que je vais garder pour longtemps. C’est vraiment spécial, surtout que c’était notre premier championnat. »

Pour rappel, les Sea Bears ont été fondés en 2022 et ont joué leur premier match dans la LECB, cette ligue professionnelle de basketball au Canada, en mai 2023.

Rhéanne Marcoux, devenue présidente de l’équipe il y a moins de trois mois, avait l’ambition de gagner un titre de champion lors de son intronisation. Elle se dit « fière » de ce qui a été bâti.

« C’était un vrai tourbillon comme première saison! » lance-t-elle.

« Je suis vraiment emballée par la direction que nous prenons. On a un personnel très engagé. Puis, nos abonnés, nos partisans, ils ont une passion super rare.

« Ici, ça ressemble vraiment à une grande famille obsédée par le basketball. Ça a été vraiment spécial de pouvoir voir ce qu’on a pu réussir cette année et de finir la saison avec un aréna complètement rempli. »

La finale au Centre Canada Life de Winnipeg s’est jouée devant 12 519 spectateurs, un record pour la LECB.

Se préparer pour 2027

La présidente, qui a de l’expérience dans le sport professionnel, revient sur les défis relevés par l’équipe pour en arriver là.

« Dans le sport professionnel, on ne peut jamais vraiment prévoir ce qui nous arrive.

« On a perdu trois de nos joueurs titulaires dans la semaine précédant les séries. Puis il y a eu le match annulé à Brampton. Je suis vraiment fière de la façon dont notre équipe s’est serré les coudes pour s’ajuster et tirer le meilleur de la situation.

« C’est aussi grâce au travail de notre entraîneur-chef, Mike Raimbault. Une équipe plus fragile aurait plié sous la pression. C’était vraiment spécial de voir comment ils ont pu jouer. »

Rhéanne Marcoux sait aussi qu’à ce niveau-là le plus dur est de répéter les performances de haut niveau. La présidente et toute la franchise vont travailler pour faire au moins aussi bien que cette année 2026.

« On part de la position la plus forte de notre petite histoire, alors ça l’aide. On a une bannière élevée et une base de partisans qui grandit d’année en année.

« Mon travail, moi, c’est de m’assurer que l’expérience au Centre Canada Life soit encore meilleure l’an prochain. On a environ 36 % de nouveaux spectateurs lors du match de la finale, alors on veut qu’ils reviennent au mois de mai.

« Et puis, sur le parquet, on espère avoir une équipe aussi forte l’année prochaine pour faire ça une deuxième année fois, ce qui serait spécial. »