Mercédès Beaudry est journaliste stagiaire et étudiante au secondaire.
Depuis huit ans, l’Association des professionnel.le.s de la chanson et de la musique (APCM) ainsi que plusieurs partenaires tels que la Société Chant’Ouest travaillent à proposer un projet de musique technologique, C’est dans l’air.
En 2019, « la musique électronique était moins courante », exprime Thomas Kriner, directeur général, développement et partenariats de l’APCM.
Les partenaires y ont vu une occasion idéale de faire découvrir au public ce type de composition.
À l’origine, le projet C’est dans l’air est né d’un financement accordé pour développer un projet à l’international.
Pont entre le Canada et l’Europe
L’idée était alors de rapprocher la francophonie canadienne et l’Europe.
Cette année, c’est la sixième édition depuis le début du projet puisque le financement n’est pas accordé chaque année.
Ce n’est « […] pas un financement qu’on a tous les ans », précise Thomas Kriner.
Le projet peut ainsi se dérouler à Moncton, en Ontario ou dans plusieurs autres endroits.
Le nombre de participants, « ça dépend des années ». Les organisateurs espèrent donc qu’une plus grande visibilité pourra convaincre des artistes prêts à développer leur carrière ailleurs de prendre part au projet.
Habituellement, une dizaine de candidatures sont reçues au Canada et une autre dizaine en Europe.
Les participants sélectionnés se rendront au festival Le Phoque OFF, au Québec.
Les artistes francophones du Québec ne sont toutefois pas admissibles au programme.
Une distinction qui s’explique par les critères établis par les bailleurs de fonds : bien qu’ils fassent partie de la francophonie canadienne, ils ne le sont « […] pas dans les yeux des bailleurs de fonds » considérés de la même façon, explique Alexis Normand, coordonnatrice de Société Chant’Ouest.
Le Québec bénéficie par ailleurs déjà de quatre projets francophones qui y sont présentés chaque année.
Contrairement à ce que certains pourraient croire, C’est dans l’air ne comporte pas qu’un seul volet. Le projet en propose deux, chacun offrant différents avantages aux participants.
Un projet en deux volets
Du côté du volet Création, le projet ouvre la porte à des collaborations avec des artistes d’autres régions, qu’elles soient canadiennes ou européennes. Les participants ont la chance de créer de la musique à l’aide de leurs logiciels tout en élargissant leur réseau.
À la fin du projet, ils peuvent présenter des vitrines dans le cadre de Le Phoque OFF. Ils peuvent alors nouer de nouvelles collaborations et parfois recevoir des propositions pour travailler à l’international et faire découvrir leur musique.
Du côté Pro, les participants bénéficient d’un accompagnement professionnel et peuvent perfectionner leurs compétences. Là encore, le réseautage occupe une place importante et les contacts établis peuvent parfois déboucher sur des occasions à l’international.
Maintenant, il y a beaucoup plus d’intérêt en musique assistée par ordinateur (MAO).
« De plus en plus, les gens font de la musique avec des ordinateurs! », explique Alexis Normand. Les organisateurs aimeraient cependant que cet intérêt se traduise par davantage de candidatures.
L’APCM et la Société Chant’Ouest encouragent les artistes à appliquer, et par la même occasion à renforcer la francophonie canadienne.
Les soumissions se clôturent ce 21 août, les sélections seront annoncées le 24 août.
