Le site doit notamment permettre aux élèves de 11e et 12e années de suivre, dès septembre 2027, des formations en arts culinaires et en hôtellerie.
La Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) a fait l’acquisition d’un nouveau bâtiment situé au 170 rue Marion, dans Saint-Boniface.
Le bâtiment de deux étages et de 20 000 pieds carré (1 850 mètres carrés), obtenu pour la somme de 3,8 millions $ deviendra un centre de formation technique et professionnelle.
Un nouvel établissement scolaire pour la DSFM donc, qui viendra répondre « aux besoins des élèves en matière d’enseignement des métiers », explique Bernard Lesage, président de la Commission scolaire franco-manitobaine (CSFM).
Alors que l’on vise une ouverture à la rentrée prochaine, soit en septembre 2027, les élèves de 11e et 12e années y recevront des formations, en français, aux métiers en lien avec les arts culinaires et l’hôtellerie.
D’ici là, la DSFM doit se pencher sur le recrutement d’enseignants qualifiés, ce qui représente un défi potentiel.
« Des chefs pourraient travailler avec nous, mais ils ne pourraient pas donner de notes dans un bulletin, précise Alain Laberge, directeur général sortant de la DSFM. Trouver des chefs cuisiniers qui sont aussi enseignants et francophones, c’est plus rare. Ce délai nous donne un peu de temps pour développer ceci. »
Le deuxième étage du bâtiment accueillera un second métier qu’il faut encore définir.
« En attendant, le centre des adultes prendra place là-bas. »
À l’heure actuelle, les adultes qui cherchent à recevoir leur diplôme d’études secondaires se rendent au Collège Louis-Riel en soirée.
« On cherchait à pouvoir offrir ces cours là en journée aussi pour offrir plus de flexibilité aux adultes », ajoute Bernard Lesage.
Une solution temporaire donc pour le Centre d’apprentissage pour adultes, mais Alain Laberge indique se pencher sur une solution à long terme.
« Un des défis que nous avons présentement au Collège Louis-Riel pendant la journée c’est que l’on ne peut pas avoir des adultes en même temps que les élèves dans l’établissement. Il faudrait faire des demandes de vérification criminelle à tous les adultes, et c’est très complexe. On aimerait avoir un endroit permanent pour offrir ces cours. »
Une tendance favorable
Il s’agira des tout premiers cours d’art culinaire et d’hôtellerie au sein de la DSFM. Toutefois, les programmes de métiers sont déjà disponibles pour les élèves de la division francophone depuis plusieurs années.
Ces programmes ont été développés par l’entremise de partenariat avec le Red River College Polytech, ou encore le Red River Technical Area pour ne citer qu’eux.
Le fait de ramener ces cours au sein même de la division permet une plus grande flexibilité.
« La difficulté, c’est qu’il faut se plier aux horaires des écoles avec lesquelles nous sommes partenaires. Souvent nos élèves ne peuvent pas participer à leurs cours de métiers au risque de rater la physique-chimie, par exemple. En ayant notre propre bâtisse, ça devient plus facile de nous aligner », explique Alain Laberge.
Cette annonce est d’autant plus importante que, selon Bernard Lesage, l’apprentissage des métiers est une option qui a le vent en poupe chez les élèves.
« Le programme d’apprenti pour les métiers connaît de plus en plus de succès auprès de nos jeunes. C’est un programme dans lequel ils vont travailler avec des électriciens ou bien des charpentiers pour acquérir les heures nécessaires à l’obtention de leur sceau rouge (certificat d’aptitude professionnelle). »
Ces programmes et ces cours d’apprentissage de métiers existent en parallèle du curriculum classique et obligatoire pour recevoir son diplôme du secondaire.
Quant au choix d’enseigner les arts culinaires, Bernard Lesage rappelle qu’un sondage avait été mené auprès des élèves « il y a déjà quelques années » et que cette discipline figurait parmi les plus demandée.
« C’est un sujet sur lequel nous souhaitions avancer. Au départ nous pensions réaménager le Collège Louis-Riel, mais cette école était à capacité alors on a cru bon de trouver d’autres façons de répondre à ce besoin. »
Avec l’arrivée de la nouvelle école au 261 rue Youville à la rentrée 2026, le Collège Louis-Riel est, depuis, désengorgé.
Le bâtiment sur la rue Marion doit, avant de pouvoir accueillir les élèves, faire l’objet de quelques travaux, il est donc encore difficile d’estimer la capacité d’accueil de ce dernier.
« Ça va répondre aux besoins des élèves dans les écoles en ville mais aussi probablement des élèves intéressés qui sont à proximité. Le nombre d’élèves que l’on pourra accueillir va aussi beaucoup dépendre des horaires », précise le président de la CSFM.
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