La Province du Manitoba a consulté les municipalités avant de mettre en œuvre son nouveau programme de financement partagé des projets d’infrastructures.

 

Par Camille SÉGUY

 

La Liberté - Presse (MB)
Claude Lussier (Archives La Liberté).

 

Depuis le 11 juin dernier, la Province du Manitoba a participé à sept réunions régionales de l’Association des municipalités du Manitoba (AMM) pour discuter des modalités du prochain programme de financement partagé des projets d’infrastructures municipaux.

« L’infrastructure municipale est une priorité pour tous les Manitobains, affirme le ministre des Administrations locales, Ron Lemieux. On voulait donc s’assurer qu’on allait utiliser notre argent le mieux possible tout en répondant bien aux priorités des municipalités. »

Le directeur général de l’Association des municipalités bilingues du Manitoba (AMBM), Louis Tétrault, précise que « le principe de financement partagé entre le fédéral, le provincial et la Municipalité pour des projets d’infrastructures n’est pas nouveau, ni le fait d’en faire des bilans tous les cinq ans ».

Il estime que « pour les Municipalités, le partage du financement est intéressant car ça rend les projets réalisables. Sans cela, les petites Municipalités, qui n’ont souvent pas accès à beaucoup de financement par elles-mêmes, ne pourraient pas mener de grands projets d’infrastructures. Ça leur permet de maintenir voire améliorer leurs services ».

Le système bénéficie aussi aux gouvernements, incluant la Municipalité, car « plus il y a de services, plus les résidants vont payer de taxes », ajoute-t-il.

Louis Tétrault rapporte par ailleurs que les Municipalités membres de l’AMBM « apprécient que le processus de demande soit plutôt rapide ».

L’administrateur de la Municipalité rurale d’Ellice, Richard Fouillard, qui vient de bénéficier de l’entente Canada-Manitoba pour construire une nouvelle usine de traitement d’eau, confirme que « le délai est rapide pour recevoir l’argent après avoir été approuvés, ce qui est positif ».

En revanche, il déplore pour sa part avoir dû déposer trois demandes avant que son projet soit accepté, à cause du trop grand nombre de candidats. « Et à chaque fois, précise-t-il, il fallait fournir de nouvelles informations car les questions avaient changé dans le formulaire. C’était beaucoup de temps et d’efforts, et ça m’a donné des maux de tête! »

Le délai a également été un problème, non seulement pour achever de remplir le formulaire de demande de subvention la troisième fois, mais aussi pour terminer le projet dans le temps imparti. Cependant, « on nous a accordé une extension à cause des inondations du printemps 2011 », révèle Richard Fouillard.

« Pour certaines Municipalités, c’est vraiment un défi de finir le projet d’infrastructure dans les temps, confirme Louis Tétrault. La difficulté est parfois qu’elles doivent obtenir l’accord de la Province pour aller de l’avant, car elles sont sous l’égide de la Province. Après seulement, le fédéral va donner de l’argent. »

Pour sa part, le préfet de la Municipalité rurale de La Broquerie, Claude Lussier, ne s’attend pas à un nouveau programme de cofinancement révolutionnaire. « Les espoirs sont mitigés car il y a un manque de fonds, notamment au provincial, confie-t-il. Il y aura bien un programme, mais il n’aura probablement pas la même envergure que celui qui se termine.

« Mais quand le programme sera en place, on espère d’ici 2014, on sera présents pour obtenir tout ce qu’on peut! », assure-t-il.

Le programme précédant, le Programme d’infrastructure Canada-Manitoba (PICM), a permis la réalisation de 170 projets pour un total de 180 millions $.

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